Bon appétit!

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Re: Bon appétit!

Message par Justin Davenport le Ven Sep 27 2013, 21:21

Tout ce que tu voudras après un café et une clope, désolé de t’imposer ma présence…j’avais pas d’autre recours !
 
Ça c’était tout Michael. À peine revenu des limbes, il semblait maîtriser la situation alors que lui pédalait dans la choucroute ! Que faire d’autre que d’agréer les désirs de son hôte très particulier ? Pourtant Justin parvint à contenir son impatience. Son pote l’ouvrirait... ou pas quand il le jugerait bon. Cela ne tarda pas. Pour en entendre, Davenport en entendit.
 
*Quatre ans au BIC ? *
 
J’entrerai chez Voldemort par la grande porte, en tant que fils prodigue, repentant de ses fautes… Tu seras mon seul contact, au cas d’accepter, bien entendu…sinon, ce sera sans rancœurs, tu oublieras que cette conversation a eu lieu et s’il le faut…un jour tu me verras comme un de tes ennemis…

Ce fut plus fort que lui, Justin se leva, énervé :
 
Tu te fous de ma gueule Michael ? Tu espères me faire gober ça comme si rien ? Ils viennent presque de te descendre et tu veux y retourner ?? Vais te conduire à Ste Mangouste !  Tu sais que jamais je ne ferais rien contre toi car je connais, ne t’en déplaise, tes tendances réelles, mais c’est complètement dingue !  … Michael, c’est comme si tu me demandais de te mener à l’échafaud !
 
La nouvelle plaidoirie scia Justin en deux. Il voulait aider son pote seulement ce qu’il requerrait allait lui créer pas mal de soucis.
 
... J’ai des accès assez haut placés, je peux simuler des trucs mais réfléchis… C’EST DE TA VIE QU’IL DÉPEND MICHAEL !  
 
Blabla, peine perdue d’avance, Justin le savait.  
 
… Ok, tu peux compter sur moi mais je te jure que s’il t’arrive quelque chose, tu le regretteras d’une façon ou de l’autre ! Je pense que tu devrais rester planqué ici encore une paire de jours, le temps que je trafique des données. Entre nous, ça te plait vraiment de passer pour l’ennemi numéro2 ?
 
Reblabla sur patriotisme, etc.
 
Comment allait-il gérer ça ? Davenport avait déjà tant d’obligations qu’il s’interrogeait sérieusement. Une seule solution, demander à son elfe de lui dégotter dare-dare quelqu’un pour gérer ses finances pendant qu’il vaquerait à autre chose !

Voronwë épluche tout le circuit ! Je veux un collaborateur efficace et qualifié.
 
En attendant, il retourna sagement au ministère où le bureau des Aurors subit quelques modifications de paperasse. Des documents furent subtilisés, d’autres trafiqués. Bientôt circula partout un avis de recherche contre un supposé membre des dissidents. On prévoyait un attentat contre le ministre de la magie. Il fallait à tout prix prendre Michael de Brent mort ou vif !  

Monsieur le ministre, excusez-moi d’interrompre votre travail. Ce que j’ai à vous transmettre est de la plus haute importance !... Oui, c’est exactement cela. Nous devons faire croire qu’un attentat a failli réussir et que l’auteur n’est autre que Michael de Brent !
 
Pas facile à convaincre ce ministre !

Rompu, Justin rentra enfin chez lui. Il se rongeait les sangs en imaginant la nouvelle bientôt diffusée sur les ondes. Mais ce qu’il trouva chez lui, dans SA cuisine, l'outra…   
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Re: Bon appétit!

Message par J.O West le Dim Sep 29 2013, 21:59

Sa Grâce le  Duc de Gilmore,  Howard James Strang.  Pompe et circonstances.  Respect forcé, sourires figés. Discours hypocrites. Il ne fallait pas être foncièrement perspicace pour deviner que si bien son titre nobiliaire ouvrait toutes les portes,  rares étaient ceux qui appréciaient le personnage qui le portait à présent.  On avait respecté son père, on l’avait apprécié,  on avait admiré sa sagesses, sa sagacité mais on l’avait aussi assassiné, lâchement, sans lui donner l’opportunité de se défendre. Howard Strang  avait été victime de la traîtrise de ses semblables, de ceux qu’il avait si bien su défendre avec ardeur. Si les auteurs de cette mort avaient été des Mangemorts, son fils aurait presque pu accepter cet irrémédiable mais il savait bien que les dévots de Voldemort, pour une fois, n’avaient eu rien à voir avec cette perfidie.
 
Ton père, paix à son âme, avait des idées que tous ne pouvaient accepter et encore moins apprécier, avait avoué son oncle George, tu peux quand même comprendre cela, non ?
 

Je ne suis pas forcément stupide, mon oncle, même si tous semblent croire que du fait que je ne suis pas 100% anglais, je suis un peu taré !
 
George Strang se garda bien de rebattre ces mots amers. Lui, le premier était loin de se réjouir de voir ce neveu quasi inconnu, accéder à un titre, qui à l’avis de tous, n’aurait jamais dû lui revenir. Un américain Duc de Gilmore ! Quel opprobre ! En plus un ex-soldat, qui avait servi sous le drapeau de cette colonie de vantards arrivistes qui se croyaient les rois du monde.  C’était plus fort que lui, il en voudrait toute sa vie à son frère qui  laissait un héritier pareil. C’était à lui qu’aurait dû revenir ce titre et tout ce qui allait avec. Honneur et fortune lui filaient des mains, le laissant à sa sempiternelle seconde place.  Bien sûr, avec un peu de chance…
 
James Oliver Westwood. C’était celui-là, son nom. Le seul qu’il ait porté, avec fierté. Il avait fait son bout de chemin dans le monde en étant un Westwood. Il était satisfait de sa vie, de ses réussites et détestait d’être si soudain propulsé dans un monde si différent au sien.  Mais il avait appris à affronter ses responsabilités, quelles qu’elles fussent. Et maintenant, il devait faire face à une de taille. Son héritage ne comprenait pas seulement le titre, la fortune, les propriétés, il lui faudrait aussi assumer la place de son père dans le Ministère de la Magie britannique.  Et cela ne lui faisait aucun plaisir. Feu le Duc avait été un habile médiateur. Ce qu’on pouvait, en termes très moldus, appeler un Peacemaker. Entre deux mondes aux différences apparemment irréconciliables.
 
Paperasse. Encore plus de paperasse. Toujours plus de paperasse. C’était à croire qu’elle se multipliait exponentiellement une fois parvenue sur son somptueux bureau. Décourageant. Il comptait avec l’aide d’un secrétaire, imbu de soi, qui ne faisait aucun secret du peu de sympathie que lui méritait son nouveau boss mais heureusement aussi  avec  la collaboration de la sous-chef du département, une plantureuse sorcière au caractère de dragon et cœur d’artichaut, Camilla Rowlands. Elle avait accueilli son arrivée avec la suspicion de mise, mais n’avait pas tardé à se montrer  sous un jour plus enthousiaste.
C’était à Camilla qu’il devait la découverte de ce petit restaurant au Chemin de Traverse.  Avec son habituelle efficacité, elle avait mené l’accomplissement de son devoir jusqu’à faire une réservation pour lui, avec déclinaison complète de noms et titres.
 
Arrêtez de faire cette tête de déterré sans espoir…vous êtes le duc, ça ne va plus changer, autant vous y faire. Jouissez des privilèges du rang !...Je ne serais pas triste de devenir duchesse, moi !
 
Je vous cède volontiers la place.
 
Sais pas pourquoi mais je vous crois…sauf que ça se peut pas…Allez ! Un bon repas vous remettra les idées en place.
 
Elle n’avait pas eu tort. Chez McLane dépassa ses espoirs.  Les repas y étaient succulents et la propriétaire et chef coq était une jeune australienne charmante, qui  si bien devait connaître son identité, le traita toujours avec une déférence polie, sans plus…pas comme cette jeune femme pincée qui vint prendre sa commande.
 
Que pouvons-nous pour votre service, votre grâce ? Avez-vous arrêté votre choix ?
 
Il la dévisagea sans aménité, pas trop sûr que le ton employé lui plaise.
 
Pas encore, j’espère que cela ne vous dérange pas !, dit-il , rogue.
 
Non, aucun souci, pourquoi ?
 
À vous de me le dire !
 
Je m’en excuse. Il n’était nullement dans mon intention de vous offenser, votre Seigneurie…
 

Arrêtez avec vos simagrées ridicules, si ça vous dérange de me servir…je peux très bien aller ailleurs pour ne pas subir votre insolence !
 

*Et merde…je commence à parler comme un duc, moi !*
 
Il se leva  bien décidé à planter la péronnelle.
 
Rasseyez-vous !
 
 
Non, mais dites donc…
 
Je sais que vous traversez des moments difficiles mais vous n’êtes pas le seul à souffrir ici ou ailleurs ! On vous a octroyé cette table par passe-droit alors si vous n’en voulez pas juste parce que mon attitude n’est pas conforme, allez vous faire fou…
 
Miss McLane en personne prit en charge la situation et entraîna la belle outrecuidante à l’écart. Curieux de savoir en quoi ça finirait, Sa Grâce le Duc de Gilmore, ignora les regards posés sur lui et se faufila entre les tables, à leur suite. Il ne fut pas particulièrement gâté.
 
Je ne supporte pas les imbus de soi !
 
Évidemment, elle parlait de lui. Après quoi, elle émit quelques raisons de poids pour être de si mauvaise humeur pour finir de façon éclatante en assurant :
 
Je défendrai toujours mes convictions !!!
 
Quel brio ! J.O ne put pas s’empêcher d’applaudir, ce qui lui valut illico un regard meurtrier de la part de la belle et un très amusé de la patronne.
 
Excusez-moi de vous avoir suivies…suis curieux ! Je comprends que Miss... ?...Ok, miss Grisham a quelques problèmes et ne supporte pas les ducs…entre nous, moi non plus, j’en suis un bien malgré moi mais enfin…ça ne regarde pas.  Et non, je ne suis pas du tout conforme avec votre attitude, vous m’avez quand même envoyé me faire foutre…Savez-vous que c’est passible de prison d’insulter de la sorte un pair du Royaume ?...Me doute bien que ça ne vous fait rien, vous m’avez tout l’air d’être du genre réactionnaire, peut-être que quelques jours à l’ombre vous calmeront…
 

Il avait des réflexes rapides et évita de justesse ce que la miss lui balança à la tête, ce qui ne pouvait que signifier qu’elle se fichait comme d’une guigne des possibles retombées. Elle était, malgré tout, adorable même si furieuse. Ses yeux étincelaient de colère et elle tremblait de tous ses membres.
 
Mais rassurez-vous, vais pas porter plainte…par contre, j’exige réparation…je n’aime pas manger seul…alors si Miss Grisham accepte de m’accompagner…j’oublie l’affaire, ok ?
 
Peut- on mourir d’un simple regard ? Il faillit en faire l’expérience.
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Re: Bon appétit!

Message par Samantha Forrester le Mar Oct 01 2013, 16:01

Quelle merveilleuse idée ! 48h de pur repos, sans le moindre stress. Isolées du monde et ses problèmes, rien que pour elle. Massages, masques beauté, repas exquis, musique de fond pour reposer l’âme. La succursale du paradis ! Même tante Babs semblait sous l’emprise de cette paix merveilleuse et délaissait, Dieu merci, ses chères anecdotes. Fort amusantes, il est vrai, mais à force de les écouter depuis sa plus tendre enfance, Sam était capable d’y apporter des rectifications, cas où tante Babs s’égarerait…ce qui arrivait le 90% des fois !
 
Elle reposait, flottant  dans un bassin d’eau salée, parfaite communion avec la nature, les astres, son esprit léger comme un nuage, hors de ce monde et ces vicissitudes.
 
Miss Forrester !...Miss Forrester !...Samantha Forrester!
 
Elle remua un orteil. C’était fichu pour la magie du moment, mais attendit  que le coupable de briser cette harmonie parfaite s’approche.  À travers ses paupières à demi closes,  elle perçut un jeune homme nerveux, décidément dépassé par ce qui l’entourait et encore plus par sa plastique, sans fausse modestie, parfaite, flottant dans ce bassin de rêve superlatif.
 
Miss Forrester…Agent spécial Forrester ?
 
Fermez-là !...Que diables voulez-vous ? Je suis en vacances !
 
Urgent !, plaida-t’il, très ! Mission  niveau 1. International.
 
Cinq minutes plus tard, enveloppée dans un peignoir de bain, une serviette en guise de turban, Sam prenait connaissance de sa nouvelle mission.  L’agent Phelps avait du mal à ne pas baver en la regardant. C’était la plus belle femme qu’il eut jamais vu.
 
Et ils vous ont envoyé me chercher ici…pour ça ? Parce qu’un richard anglais a besoin d’un administrateur ?...Un débile ou quoi !?
 
Elle détestait qu’on interrompe ses vacances si bien méritées. L’agent Phelps se remit à lui tendre, comme on le lui avait ordonné, la deuxième série de documents. Sam en prit connaissance en fronçant son adorable petit nez, si parfait.
 
Ah !, un de ceux-là, je comprends…en plus impliqué dans Dieu sait quoi de louche…et on attend que j’entre dans le jeu…quand ?
 
Hier, si possible, osa Phelps, mais on ne pouvait pas vous trouver…
 
Bravo !...C’est ce que promet ce merveilleux établissement…à recommander !
 
Tante Babs se laissait masser au chocolat et n’en saisit que l’essentiel : elle partait.
 
Le temps rentrer chez elle, faire des bagages en fonction de son supposé long séjour en terre anglaise, régler quelques affaires en cours et prendre congé de son père chéri, Sam se retrouva enfin à bord d’un vol en partance pour Londres, en 1ère Classe. Les informations dont elle disposait n’étaient pas exactement  étendues ni claires, à croire que le tel Davenport était le type le plus secret et tordu auquel elle aurait affaire.  Elle feuilleta son dossier, sans trouver quelque chose de spécialement concluant.
 
*Héritier d’une immense fortune, mêlé à Dieu sait quoi…un anglais ennuyeux et fade essayant de se donner de l’éclat…n’importe quoi !*
 
On ferait les choses à sa façon. Rien de mouvements exercés via ministères .  Après une nuit de repos au Ritz, elle eut à sa disposition une voiture, et après avoir fait un gentil tour dans les environs, se rendit, sans trop de joie au cœur au manoir Davenport.
Soit , l’endroit était privilégié. Entouré d’une nature paisible et belle, tout à fait anglaise. Champs et forêt. Le domaine n’était pas des moindres, jaugea- t’elle au premier coup d’œil. Construction imposante, dans un parc parfaitement soigné.
 
‘Les anglais et leurs jardins !*
 
Ils manquaient de la beauté exubérante de ceux de chez elle, mais on devait leur accorder tout de même leur charme.  Elle se tança de manque d’objectivité et arrêta la voiture face au perron seigneurial.

La suite fut tout un poème.

Avant qu’elle ne sonne à cette porte démesurée,  on lui franchissait passage. Au moins celui qui devait l’attendre ne faisait pas de mystère quant à son appartenance au monde sorcier et savait exactement à qui s’attendre. Bien ! Au moins, il n’y aurait pas de quiproquos.  Un elfe, très stylé la conduisit au salon et lui dit…d’attendre.
 
*Merveilleux ! Je suis dans cette espèce de mausolée…et obéissant mes ordres…je croupis en attendant le maître de céans…on veut rire !!*
 
Puisque personne ne semblait vouloir l’en empêcher, elle se dit que reconnaître les lieux ne nuirait en rien sa mission.  Tout lui sembla assez banal, dans le style  qu’on s’attendait de ce manoir Reine Anne…c’était beau, élégant, soigné…et puis, entre un détour et un autre, elle parvint aux cuisines…
 
*Oh mon Dieu…c’est quoi, ça !?*…C’est merveilleux !*

 
De sa vie, elle n’avait mis les pieds dans une cuisine si parfaite. De quoi lui couper le souffle. Dans ce cadre ancien, s’élevait le monument à la perfection culinaire. Tout étincelait d’une perfection quasi insupportable. Tout  avait sa place de la façon la plus magnifique qui soit. Et tout y était. Comme dans le rêve merveilleux de tout cordon-bleu. Et elle en était un…au-delà de toute mission secrète. 
 
Et voilà qu’au milieu de cette contemplation quasi religieuse, une apparition, des plus outrées, eut lieu. Sam ne perdit pas contenance.  Son héritage de vélane en branle-bas de combat, elle se retourna pour affronter, celui qui, évidemment était le maître des lieux. Gros effort pour se reprendre. Le jeune homme qui se tenait face à elle ne correspondait en  rien à l’image qu’elle s’était faite. Fringant, beau garçon, en rien l’air fade ni ennuyeux…
 
*Le faux Davenport…sans doute son fils !*
 
Mais non.  Après un petit échange d’information, un peu coincé, il en ressortit qu’il n’y avait qu’un Mr. Davenport, et que c’était bien celui-là. 
 
Eh bien, si c’est ainsi, dit-elle, en reprenant ses esprits,  je suis votre nouvel administrateur...Ah bon ? S. Forrester ? Je comprends, ça se prête à interprétations ! Vous croyiez que j’étais un homme…sans doute un vieux binoclard !...Désolée…je suis ce qu’ils avaient sous la main en ce moment…mais ne vous en faites pas, Mr. Davenport, je sais très bien faire mon travail…Mais puisque nous sommes là, permettez-moi de vous féliciter pour ces installations sublimes…C’est la cuisine la plus parfaite qui soit…
 
Il n’avait pas l’air précisément heureux. Encore moins ravi. Mais si un peu, assez à vrai dire, flatté de son appréciation de sa cathédrale de la gastronomie. Point à faveur. Sam sourit de nouveau et joua avec :
 
J’adore faire la cuisine…Diplôme Cordon Bleu, 1995…
 
Un battement de cils, un autre sourire…
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Re: Bon appétit!

Message par Angel Grisham le Mar Oct 01 2013, 20:22

Rarement, Miss Grisham sortait de ses gonds. Sûr qu’avec l’éclat qu’elle venait de faire en pleine salle contre un haut placé du ministère allait lui attirer les foudres de sa patronne ! Mais, curieusement, non ! Sauf que leur élan de sympathie fut interrompu par un applaudissement :
 
... Savez-vous que c’est passible de prison d’insulter de la sorte un pair du royaume ?
 
Passée la stupeur première de voir ce gars intervenir dans une conversation privée, toute la hargne d’Angel revint en surface :
 
Vous seriez le premier ministre en personne que ça ne changerait rien !
 
Me doute bien que ça ne vous fait rien, vous m’avez tout l’air d’être du genre réactionnaire, peut-être que quelques jours à l’ombre vous calmeront…
 
Foutez-moi en taule si ça vous chante, mais pas avant de vous prendre ça !
 
Zut, elle rata son coup car, pour un col blanc, le gars avait des réflexes sûrs.
 
Mais rassurez-vous, vais pas porter plainte…par contre, j’exige réparation…je n’aime pas manger seul…alors si Miss Grisham accepte de m’accompagner…j’oublie l’affaire, ok ?
 
NON MAIS VOUS ÊTES GIVRÉ ? Comment osez-vous penser que je vais m’installer gentiment avec vous et…
 
Voilà Opal qui s’en mêlait, avec bon sens qui plus est.
 
… je préfère encore lui payer le dîner de ma poche…
 
Argumentation de l’un et l’autre. Que faire sinon céder ? Elle dénoua son tablier et se laissa guider à la table, pire qu’une condamnée à l’échafaud. En rogne, raide, elle s’assit et le toisa sévèrement :
 
… hein ? Rude journée ? La vôtre ou la mienne ?... J’ai pas le temps d’aller au resto, j’y bosse !
 
Les autres membres du personnel semblaient très intrigués par le fait de devoir servir une des leurs.
Elle commanda un verre d’eau qu’elle comptait bien payer de ses propres mornilles.
Il lui tint un discours assez étrange où il narra un peu de son histoire à laquelle elle ne s’attendait absolument pas. Force fut de dire au moins un truc :
 
… Je ne comprends pas, désolée… Oui, je suis fatiguée *Vous n’imaginez pas combien* Mais vous me mettez dans une situation impossible vis-à-vis de ma patronne, de mes collègues ! S’il vous plait, laissez-moi reprendre mon service.
 
C’est beau de rêver… Il se leva, lui intima de l’accompagner mais de rester sur le seuil de la cuisine dans laquelle il entra pour une brève conversation avec Miss McLane. Il souriait en en sortant, ça le transformait vraiment :
 
… Qu’est-ce qui est arrangé ? … Quoi ? Mais, je dois bosser, moi !
 
Il lui avait obtenu quartier libre, et désirait sa compagnie…
 
Petit transplanage, limousine, Angel eut la tête à l’envers :
 
*Si en plus c’est un pervers…*
 
Elle trembla tout du long sans desserrer les dents, la main crispée sur sa baguette.
 
*Un hôtel particulier ? De mieux en mieux ! Opal pourquoi as-tu laissé faire ça ? *
 
Un majordome sélect les accompagna jusqu’à un salon privé où il fut recommandé de ne pas déranger. Là, Angel fut déterminée. S’il osait la toucher, tant pis pour l’Avada qui suivrait !
Mais… pas du tout. Il se mit à rire en réclamant sa détente :
 
… Que je me détende alors que vous venez presque de m’enlever ? Quoi que vous attendiez de moi, je m’y refuse !
 
La suite la fit quasi rire, elle aussi…  
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Re: Bon appétit!

Message par Justin Davenport le Sam Oct 05 2013, 19:11

D’ordinaire, Davenport était très respectueux envers les femmes, surtout jolies, et celle-là était à tomber. Il aurait été le dernier à le nier. Mais qu’elle ait l’audace d’en user aussi notoirement, après la journée subie, faillit le faire sortir de ses gonds. Et flatteuse avec ça ! Qu’en avait-il à cirer qu’elle admire son installation ?  
 
J’adore faire la cuisine…Diplôme Cordon Bleu, 1995…
 
*Ben voyons… Suis le roi de Prusse, moi ! *
 
Il tenta de se mesurer :
 
Miss Forrester, ce domaine est strictement privé. Vous ne pouviez pas le savoir, soit, passons ! Si vous savez faire autre chose que de battre des cils *très charmants, du reste*je vous prie de me suivre dans mon bureau.
 
Elle l’y suivit semi-amusée, sûrement faussement repentante.
 
Vos références, je vous prie.

Elle les lui remit, indéchiffrable. Il étudia avec attention. Pas à dire cv irréprochable.
 
Ok, une semaine à l’essai. J’ai absolument besoin de quelqu’un d’efficace et disponible quelle que soit l’heure… le pourquoi n’entre pas en question.
 
Il ouvrit large une grande armoire métallique bourrée de dossiers.
 
Dans un premier temps mettez à jour les documents concernant Mannings et Pearce. Ceux-là essayent de me jouer un tour de cochon, je le sens… euh… intuition, si vous voulez. Au cas où vous auriez du temps, vérifiez aussi le dossier d’Arthur Boyle. Il résiste anormalement dans le rachat de sa firme. Bonne journée, Miss Forrester… Ce que j’ai à faire ne vous regarde en rien ! En cas de souci, demandez mon domestique.
 
Il la laissa se démerder et s’installa, bien à l’abri dans une pièce hautement sécurisée. Comme prévu, Michael avait été introduit. Ce qu’il se passait pour lui, il l’ignorait. Ce qui était clair, c’est que le bureau des Aurors était en alerte maximum : on redoutait un attentat contre le ministre de la Magie !
 
Il avait épluché, trois heures durant, ses rapports très personnels. Pas la joie. Entre autre, Audrey réclamait ses affaires personnelles, abandonnées par son éviction précipitée. Il l’envoya paître, une nouvelle fois.
Las, contrarié, il sortit de son antre sorcier et fut éberlué. Table magnifique, fumet divin… Samantha Forrester souriait en lui demandant de prendre place.
 
… oui ! D’abord les rapports.
 
Incroyable mais vrai, elle avait rempli toutes ses tâches avec brio de surcroit. Il en était baba, sauf que…
 
Ne vous avais-je pas signifié de vous tenir loin de MA cuisine ? … Ah ? D’un de vos restaurants ? Combien, où ?
 
Pour la langue bien pendue, elle l’avait.
 
Très bien ! Un proverbe dit : à beau mentir qui vient de loin ! Allons à la cuisine.
 
Toujours désinvolte, elle le suivit et obtempéra à chaque injonction. Ce fut… sidérant.
Tant de gestes parfaits… il en aurait bien salivé mais tenait à son orgueil :
 
À moi de jouer, sauf votre respect.  
 
Il enfila le tablier de service et lui démontra par A+B qu’il était un pro, lui aussi, même sans prix ni diplôme…  
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Re: Bon appétit!

Message par Samantha Forrester le Sam Oct 12 2013, 11:42

Pas à dire, il avait belle allure, mais n’était pas moins ogre pour autant. Après l’avoir, très clairement taxée d’intruse en domaine privé, le charmant homme fit demi-tour, avec une remarque dont il aurait pu se passer :
 
Si vous savez faire autre chose que de battre des cils, je vous prie de me suivre dans mon bureau.
 
*Tu ne perds rien pour attendre, mon cher!*
 
Il la conduisit à celui qu’elle supposa était son bureau et demanda ses références. Sans mot dire, Sam les lui tendit et attendit, patiemment, le verdict, tout en observant la décoration sobre des lieux.
 
*Bon goût, bon ton, un peu vieillot mais charme…si on aime le style !*

Ok, une semaine à l’essai. J’ai absolument besoin de quelqu’un d’efficace et disponible quelle que soit l’heure… le pourquoi n’entre pas en question.

*Il me semble que je n’ai rien dit, quel pincé !*
 
Sam s’abstint, bien entendu de tout commentaire. Monsieur prévoyait la noyer de travail. Parfait, elle ne demandait pas mieux.  S’il avait supposé entendre la moindre plainte, Mr. Davenport en resta pour ses frais.  Au lieu de cela, Samantha s’enquit sur quel serait son lieu de travail. Sans l’ombre d’un sourire, le boss lui signifia qu’elle pouvait occuper ce bureau.
 
Je pense que ça ira, dit-elle d’un petit ton guindé, mais je vous demanderai de me faire apporter du café et aussi de l’eau minérale,  je vous remercie, Mr. Davenport, ce sera tout. Serez-vous ici, à la maison ? Juste en cas de devoir vous demander une quelconque information.
 
Ce que j’ai à faire ne vous regarde en rien ! En cas de souci, demandez mon domestique, riposta t’il, coupant.
 
À votre guise ! *Allez, voiles et bon vent !*
 
Restée enfin seule, Sam disposa son matériel de travail, brancha son ordinateur  et se servit un mug de café du somptueux samovar apporté par un elfe diligent.
 
*Au moins le café est délicieux ! Voyons voir un peu quels sont les problèmes de Monsieur !*
 
La journée passa rapidement. À midi, le même elfe se présenta pour s’enquérir sur ses désirs pour le déjeuner.
 
Quelque sandwiches feront l’affaire, mon brave, ne vous faites pas de souci pour moi…mais s’il vous plaît évitez le cresson et les concombres, merci !
 
Service parfait en un rien de temps. Elle grignota un sandwich au poulet en se demandant où était passé l’ours maître de céans mais comme il l’avait si bien exprimé, cela ne lui regardait pas. Pas pour le moment, du moins.  Elle s’occuperait plus tard d’établir son système de surveillance et aurait alors une idée plus claire des  véritables occupations de Justin Davenport. Elle se doutait bien que ce ne serait pas entreprise facile mais les défis n’étaient pas pour lui déplaire.
 
Appels passés, mails envoyés.  Documents épluchés consciencieusement, elle écrivit un rapide rapport concernant chacun des cas désignés par Davenport, établit un bilan provisionnel et fit une liste  des actions à entreprendre pour une satisfaisante résolution.
Elle avait dégusté, en solitaire, du « five o’clock tea » et commença à se demander si Davenport prétendait qu’elle reste enfermée  toute la journée.  Quand l’elfe se présenta pour retirer le service, elle l’interrogea :
 
Mr. Davenport est-il disponible ?
 
Le fidèle serviteur se remit à assurer  que son Maître ne voulait être dérangé sous aucun motif mais l’informa que si elle le désirait  il pouvait l’escorter jusqu’à la chambre préparée à son intention où se trouvaient déjà ses bagages.
 
*Pas à dire, tout marche au doigt et à l’œil, ici*
 
Sa chambre, si on pouvait appeler ainsi cette suite somptueuse, la ravit. Rien ne manquait en question luxe et confort. L’elfe demanda s’il devait défaire ses bagages et à son acceptation procéda à tout mettre en parfait ordre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire avant de se retirer, révèrent et silencieux.
 
*Génial, ma fille…et quoi maintenant ?*
 
Du maitre de maison, pas de trace.  Elle sortit faire un tour dans le parc du manoir mais la brise trop fraîche à son goût l’obligea à battre en retraite et regagner l’intérieur plus douillet. Seigneur, que cette maison était silencieuse !
 
*Faudra débrouiller ce boulot au plus vite, avant de devenir carrément folle d’ennui !*
 
Puisqu’on le lui avait formellement interdit, Sam n’osa pas s’approcher de la cuisine, même si la tentation de le faire la taraudait. Pour elle, rien de mieux pour se détendre après une journée de travail, que préparer des bons petits plats.
 
*Enfin, si pas les préparer, au moins les déguster ! Voyons comment Monsieur prend cela !*
 
Elle sortit à nouveau de la maison et trasplana.  L’affaire fut rondement menée.  Une heure plus tard, elle était de retour, un sourire aux lèvres. Le reste fut question de simple organisation domestique et tout fut prêt juste à temps.
Il n’avait pas l’air précisément réjoui. En fait, pas réjoui du tout, plutôt tracassé, fatigué et le plus sûr, de mauvaise humeur.
 
Bonsoir, Mr. Davenport, je commençais à me demander si je vous reverrais un jour, veuillez prendre place…Puis je vous servir un apéritif ?

D’abord les rapports, grommela t’il.
 
Comme vous voudrez, dit Sam sans départir de son beau sourire, Accio rapports !
 
La belle pile de documents vint se poser face à un Davenport assez pris de court.
 
Je me suis pris la liberté de faire un rapport individuel pour chaque cas, vous trouverez  les commentaires conséquent dans la chemise rouge.
 
Il révisa le tout sans pouvoir donner foi à ses yeux. Sam buvait du petit lait  en découvrant son expression éberluée. Bien entendu, pas question de la féliciter, la remercier ou quelque autre nuance de sympathie… voire de simple’humanité, au lieu de cela il la dévisagea, sourcils froncés.
 
Ne vous avais-je pas signifié de vous tenir loin de MA cuisine ?
 
Elle ne  se retint pas de souffler, agacée.
 
Rassurez-vous…je n’y ai pas mis les pieds dans VOTRE cuisine. Tout ce que vous voyez là vient directement d’un de mes restaurants !

*Ça te la coupe, la chique, hein ?*
 
Ah ? D’un de vos restaurants ?
 
Elle eut un petit sourire plein de morgue.
 
Il me semble que c’est exactement ce que j’ai dit !
 
Franchement, il était surpris.
 
Combien, où ?
 
En Europe, trois…un à Paris, un autre à Berlin et le petit dernier, à Londres. Tiens, je jurerais que vous ne me croyez pas trop…vous devriez, pourtant !

Très bien ! Un proverbe dit : à beau mentir qui vient de loin ! Allons à la cuisine
 
Oh, je suis touchée…quel honneur immense…n’avez-vous pas peur que je contamine VOTRE sanctuaire ? Celui  profané par ma présence irrespectueuse ! Mais enfin, si vous voulez…je vous suis, grand gourou !
 
La suite fut  tout un poème. Elle s’en donna à cœur joie en exécutant à la perfection tous et chacun des ordres ponctuels de son examinateur, le tout sans perdre le sourire ni s’essouffler.
 
Satisfait ?
 
Autant rêver !
 
À moi de jouer, sauf votre respect.  
 
Mais je vous en prie, faites, faites !
 
Pas à dire, il s’y prenait comme un dieu. Gestes précis, souples, rapides, parfaits. Elle se permit d’applaudir à la fin de la démonstration.
 
Wow ! C’est super…vous êtes un véritable chef coq…suis soufflée ! On sent que vous y mettez tout votre cœur…si en plus, il y avait de la joie, ce serait mieux…mais enfin, ce ne sont pas mes oignons…Il me semble que je vous avais offert un apéritif…Si vous voulez bien, je vous sers au salon.  J’ai vu votre salle à manger, un peu démesurée pour n’y manger rien qu’à deux…Votre elfe m’a assuré que cela ne vous dérangerait pas…mais bien sûr, si vous décidez autrement, après tout, vous êtes le boss.
 
Elle le précéda sur le chemin vers le salon, se félicitant sur le choix de sa tenue. Une sage jupe de lainage et un simple chemisier. Pas de bijoux, un maquillage léger. Pas question  qu’en plus, ce pince sans rire aille penser qu’elle voulait lui faire du charme.
Arrivés sur place, Sam alla vers le meuble bar, où étaient disposées les coupes et le shaker. La préparation de demanda qu’un instant, menée en toute dextérité. Les coupes emplies, elle en tendit une à Justin Davenport qui, mine de rien, n’avait pas raté un de ses gestes.
 
À votre santé, Mr. Davenport, ce Martini est une de mes spécialités…mon père l’adore, en tout cas ! Je lui en sers tous les soirs en rentrant du bureau…Oui,  j’habite encore chez mon père…avec ma grand-mère aussi...Ça vous étonne ?...Oui, normal,  on peut supposer qu’à mon âge, je pourrais avoir mon propre chez moi mais voilà…j’aime la vie en famille…Disons en passant, que ma famille est…assez originale !...Mais et vous, vous habitez tout seul dans cette énorme demeure ?
 
Indirecte façon de savoir s’il n’y avait pas une Mrs. Davenport cachée quelque part. Mais apparemment, il n’y en avait pas. Sans doute le pauvre n’avait pas encore trouvé la femme qui pourrait vivre dans ce mausolée avec pour compagnon cette espèce de Pape en concile.  La conversation dériva vers des thèmes neutres, comme par exemple le travail.  Samantha répondait à ses questions, en faisait d’autres pertinentes, le tout d’un ton très professionnel.
Le dîner, délicieux, fut dégusté en  silence, la plupart du temps. Il commentait, poliment, un plat ou l’autre, se montrant à peine curieux sur un ingrédient qu’il ne reconnaissait pas dans cette fête de saveurs.
Parvenus au café après ce parcours culinaire, sans avoir réussi à le tirer de sa morosité. Sam se laissa aller contre le dossier de son siège, en contemplant les reflets ambrés de son cognac.
 
Je vais me permettre une question indiscrète, sûre que ça ne me regarde pas, mais c’est plus fort que moi…Vous êtes toujours comme ça ou est-ce le fait que je ne sois pas un vieux binoclard et chauve qui vous incommode si terriblement ? Parce que le cas étant, il suffit d’un coup de fil et demain, je cède ma place à  Percival McMannus, très capable, très chauve et avec des fonds de bouteille incomparables. Bien entendu, ayant demandé le plus compétent de la branche, c’est  ce qu’on fait mes supérieurs…Je suis la meilleure !

Après ce petit éclat de superbe modestie, elle but une gorgée de son cognac…
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Re: Bon appétit!

Message par Justin Davenport le Sam Oct 12 2013, 12:42

Des journées pareilles, Justin s’en serait bien passé.  Les rapports émanant sur De Brent étaient si alarmants… Il le lui avait signalé : il pouvait se transformer en son pire ennemi.
 
*Là, il y réussit très bien…*
 
Le couvrir n’était pas évident ! Justin s’en rongeait les sangs.
Au moins la collaboratrice s’avérait efficace. Tous les dossiers avaient été remplis comme demandé. De plus, elle ne semblait pas mentir sur ses autres talents dont ceux – non négligeables – culinaires.  
Il apprécia beaucoup le repas qu’elle lui « offrait » mais moins son ironie sournoise.  Certes, il avait mérité – à plus d’un titre – les petites remarques débitées, surtout la dernière :
 
… Vous êtes toujours comme ça ou est-ce le fait que je ne sois pas un vieux binoclard et chauve qui vous incommode si terriblement ?
 
Miss Forrester, je puis vous assurer que votre travail est parfait, de même que votre… plastique.

J’ai des soucis qui ne vous concernent en rien, et je suis sincèrement désolé si vous me prenez pour un incommode voire odieux personnage. Vous me semblez aussi très… imbue de votre personne, enfin peu importe du moment que vous m’obéissez.  J’espère que vos installations vous satisfont ? … Parfait en ce cas. Bonne fin de nuit !
 
Et il la planta là après avoir avalé d’un trait le cognac servi.  
 
Douché et dodo, c’est tout ce dont il avait besoin.  Sauf que…
Une intrusion ?? Réveillé en sursaut par son alarme toute personnelle, Justin se précipita sur son écran de contrôle. Ce qu’il y vit s’avéra très, très intéressant…   
Qu’est-ce qu’elle fabriquait… ? Selon ce qu’il vit, elle avait forcé le verrouillage du second bureau et plaçait des mouchards un peu partout.
La moutarde lui monta au nez.
Il aurait pu descendre immédiatement, la prendre en flag, la faire avouer. Mais il l’avait jugée forte tête et très capable de mentir dans n’importe quelle circonstance.
 
*On va s’amuser…*  
 
Là, en ce qu’elle croyait en douce, elle épluchait ses dossiers. Elle y perdrait ses dents – aussi magnifiques soient-elles – mais n’y trouverait rien de compromettant ni sur lui, ni sur Michael, ni sur quoique ce soit.  
Depuis le portable de sa chambre, il injecta dans son système quelques données complètement farfelues qui, aux yeux inquisiteurs, ressembleraient fortement à des visites de sites juteux. Mieux valait qu’elle le prenne pour un pervers, un dévoyé, que de connaître les dessous d’une affaire qui ne regardait nul autre que Michael et lui. Assez satisfait, il put se rendormir quelques heures.
 
Au matin, l’elfe domestique aurait dû lui préparer le petit-déjeuner. Justin adorait ses pancakes, même s’il jugeait les siens nettement supérieurs. Ceux qu’il goûta le laissèrent pantois. C’était… divin ! Néanmoins, il fulmina en devinant qui en était la responsable ! L’envie de la foutre dehors le saisit à nouveau sauf que…
 
*Ce serait plus judicieux de découvrir ce qu’elle est venue foutre ici !*
 
Ses propres mouchards le renseigneraient tôt ou tard. Calmé, il ne dut pas chercher bien loin pour la trouver, sagement installée dans le bureau assigné. Elle lui jeta un regard assez bizarre, mélange de doutes et de réprobation.
 
*Chic, ça a marché !*

Il vérifia le travail en cours, lui assigna d’autres tâches, puis fila chez les Aurors.
Ce qu’il y apprit lui donna des sueurs froides. On avait tenté de trafiquer le réseau électronique du ministère britannique !  Aucune victime, ouf. Peu de dégâts en fait mais le fait demeurait que deux employés semblaient s’y être comportés bizarrement. Tout laissait sous-entendre une attaque mangemorte. Il fallait qu’il sache. Le cellulaire qui fonctionnait bien mieux -et surtout plus discrètement -que les hiboux, se brancha.
 
*Merde, Michael décroche !*
 
En vain…
Les minis avions en papier volaient partout dans le bureau, les rapports pleuvaient. Son superviseur le manda.
 
Davenport, il y a de très fortes suspicions que la dernière attaque provienne de votre ancien pote Michael De Brent qui s’est nettement illustré ces temps derniers…
 
Mentir, toujours mentir, il détestait ça. Le jour où ça lui retomberait dessus…
 
Je n’ai aucune nouvelle de ce sale type depuis des lustres, vous deviez le savoir… Il m’a beaucoup déçu.
 
Que savez-vous d’Alix Blackstorm ?
 
Euh… Nous pensons qu’elle a rallié les autres malgré un comportement exemplaire à l’école. Puis-je vous demander le pourquoi de cette question, Sir ?
 
Usage manifeste de polynectar, une de ses spécialités. Lancez des équipes à sa recherche. Si on trouve l’un, on trouvera l’autre, le plus probable.
 
*Comme si j’avais que ça à foutre !* Entendu, Sir.

 Il organisa la traque comme il pouvait. Se doutant que Michael utiliserait une couverture moldue, il négligea sciemment cette possibilité.  
L’heure de fin de service arriva enfin. Rentrer, souffler, réfléchir. Par trois fois il avait encore tenté d’appeler De Brent, mais rien. Miss Forrester à qui il avait donné libre accès à la résidence en avait profité sitôt ses tâches achevées impeccablement il est vrai. Piscine et promenade au parc, la veinarde !  
Pendant qu’il prenait sa douche, Voronwé lui délivra son rapport : la miss s’était comportée admirablement.
 
Très bien, tu peux m’excuser auprès d’elle, je ne descendrai pas pour dîner.
 
Tous ses soucis lui coupaient l’appétit. Michael était toujours injoignable, si bien qu’il se décida au cas extrême : l’envoi de son patronus. Le renard argenté fila sitôt le message délivré.  
Ensuite, Justin vérifia les vidéos de surveillance. Tout sembla normal sauf que…
 
*La salope !*
 
Un œil moins avisé que le sien n’y aurait vu que du feu. Impossible de s’y tromper, elle avait déjoué ses pièges. Cette fois la coupe était pleine !
Elle sembla surprise de le voir débarquer alors qu’elle commençait son repas solitaire.
Il était en peignoir d’intérieur, elle très en beauté. Elle devait l’être même dans un sac à patates.
 
… Non, je n’ai pas changé d’avis, pas dans mes habitudes… oui, assez remonté.
 
Il se servit un verre tandis qu’elle essayait de l’adoucir en justifiant d’éventuels manquements. Il but une gorgée avant de l’affronter :
 
Cessons ce jeu ! Pour qui travaillez-vous au juste !... Vous me prenez pour un con, que je ne devine rien ? Inutile de chercher des faux-fuyants, les issues sont bouclées. Parlez ou je ne réponds de rien…
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Re: Bon appétit!

Message par Samantha Forrester le Ven Oct 18 2013, 10:58

Monsieur resta poli, à peine si on décelait un rien d’énervement. En voilà un qui savait contrôler ses émotions avec doigté. Suivant le cliché : anglais jusqu’au bout des ongles. Enfin, il en était un, on n’allait pas changer ça ! Il eut, quand même, l’heur de reconnaître la perfection de sa plastique, même si ce n’était guère ce genre de reconnaissance que Sam cherchait.
 
Vous me semblez aussi très… imbue de votre personne, enfin peu importe du moment que vous m’obéissez.  J’espère que vos installations vous satisfont ? … Parfait en ce cas. Bonne fin de nuit !
 
*Imbue de soi !?...S’est pas regardé, le gars !*
 
Tout est parfait. Bonne nuit, Mr. Davenport…*Étouffe toi, coincé !*
 
Au moins lui laissait-il le loisir de commencer sa vraie mission. Elle se doutait bien  que le cher homme avait sécurisé l'endroit, menant le fait jusqu’à l’exagération la plus paranoïaque. Tant mieux, comme ça on ne perdrait pas trop de temps à jouer au chat et la souris. Restant d’une discrétion d’ombre, elle déjoua les sécurités externes et pénétra dans le bureau privé du maître de céans. Il ne se privait de rien, Monsieur. Technologie de pointe. Très habile à son jeu, elle ne tarda rien à entrer dans le système, truffé de pièges et codes secrets.
 
*Pas à dire…il se protège bien…très bien, même !*
 
Son propre système de détection l’informa être observée. Très bientôt toute action qu’elle entamerait serait efficacement contrecarrée.
 
*Alors on va lui donner de quoi s’occuper !*
 
Elle dut faire un effort pour ne pas sourire et s’appliqua à poser consciencieusement des mouchards un peu partout. Comme prévu, les dossiers  parcourus ne livrèrent rien. La Sécurité était parfaite. Le système de cryptage le meilleur. Mr. Davenport était définitivement un as de l’informatique.
 
*Le type est parfait dans tous  les sens…s’il était un peu moins pince sans rire…*
 
L’action suivante la fit presque éclater de rire. Il venait d’injecter des données absurdes, comme quoi Monsieur visitait fréquemment des sites pornos.
 
*Pauvre chéri…ce ne serait pas étonnant, avec ton caractère…ohlala…franchement !*
 
Elle rigolait en douce, en laissant là l’affaire pour cette nuit. Le cœur léger, l’esprit au calme, elle gagna sa chambre, se doucha longuement puis se coulant dans son merveilleux lit, dormit comme un bébé.
Il avait envie de la prendre à la gorge et lui faire avouer ses méfaits mais les pancakes servis au petit déjeuner semblaient avoir lénifié ses envies de meurtre, juste le nécessaire pour éviter une échéance  tragique. Elle subit son regard assassin, sagement assise à la place assignée, derrière un bureau qu’il se dépêcha de combler de travail. Sam se permit, tout du long, de l’octroyer d’un regard de travers qu’il interpréterait comme ça lui chanterait.
La journée se passa tranquillement, Monsieur ayant déserté les lieux. Elle se doutait bien qu’il se trouverait, à son tour, submergé de travail à son bureau au Ministère. Les informations reçues en code, un peu auparavant, promettant bien de joies, elle le savait mortifié, un peu affolé sans doute. Tout allait bien.
 
*Bon travail, Michael...on dirait que tu as trouvé la complice parfaite ! *
 
Fini le travail dévoué, elle employa son temps à explorer les lieux, et puisque aucune interdiction ne pesait pour le faire, elle fit du jogging dans le parc et finit en beauté en nageant à son aise dans l’immense piscine.
Repas en solitaire, qu’à cela ne tienne. Elle avait faim et si Mr. Davenport n’avait pas envie de la rejoindre, c’était son problème ! Sauf qu’elle se doutait bien que s’il avait découvert ses dernières intrusions, il ne tarderait pas à venir lui demander des comptes clairs.
 
*Bingo !*
 
Tiens, vous avez changé d’avis…quoique non…vous êtes plutôt remonté, c’est ça !?
 
Oui, assez remonté.

Buvez donc quelque chose, ça aide !, conseilla t’elle, consciente d’aller un peu trop loin.
 
Ça ne rata pas.

Cessons ce jeu ! Pour qui travaillez-vous au juste !... Vous me prenez pour un con, que je ne devine rien ? Inutile de chercher des faux-fuyants, les issues sont bouclées. Parlez ou je ne réponds de rien…

Elle sourit calmement en sortant son insigne de la poche.
 
Agent spécial Forrester, du B.I.C.  Je suis votre liaison avec la Centrale, mais comprenez, je devais m’assurer que tout était correct chez vous.

Sa tête valait un million de gallions !
 
Je suis désolée des moyens employés, mais il nous fallait faire une vérification à fond. C’est de la vie d’un de nos meilleurs agents qu’il en va…Oui, De Brent…Je sais que c’est votre meilleur ami, raison pour laquelle il vous a cherché pour être son contact…
 
Elle mit ses couverts dans son assiette et  Voronwé retira le service en un clin d’œil.
 
Je pense que nous ferions mieux en allant dans votre bureau, Mr. Davenport.

Il la détestait sans doute et ne rêvait que de lui tordre le cou pour lui faire ravaler son petit air suffisant de Miss Je Sais tout, mais elle n’avait pas menti la veille en assurant être la meilleure.  Elle avait pris son air le plus professionnel et  composé en arrivant à l’antre sacré du maître de céans.
 
Vous êtes dans le droit de refuser votre collaboration, Mr. Davenport, mais le concours de circonstances, nous mène à croire que vous poursuivez exactement  le même but que nous. Votre totale allégeance à Michael est la meilleure, et plus que suffisante preuve…Oui, cela fait un certain temps que nous étudions vos faits et gestes… Désolée si cela vous semble une flagrante intromission à votre sphère privée mais vous comprenez aussi qu’ici on parle d’une affaire d’atteinte internationale, ce que nous voulions appeler  « l’affaire britannique » s’est transformée en un problème d’envergure incalculable. On reporte des mouvements suspects partout dans le monde sorcier et vous vous doutez bien, qu’à la longue, cela aurait une ingérence fort nuisible sur le reste du monde. Les Moldus ne sont pas prêts à permettre que cela arrive et au cas où, les répercussions seraient tragiques…pour tous !

Délivré son message, elle croisa ses mains sur les genoux, se tenant très droite dans son fauteuil et attendit…
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Re: Bon appétit!

Message par Justin Davenport le Sam Oct 19 2013, 16:33

Oui, il fut surpris, surpris qu’elle lui déballe une vérité qu’il connaissait depuis quelques heures à peine. Fallait voir son petit air suffisant, cette assurance de « moi-je-sais-tout ; vous n’êtes qu’une cloche ! » Il ne dit rien, l’accompagna dans son bureau et écouta son laïus très… professionnel.  
En bref, elle ne lui apprenait rien de neuf. Agent du BIC, elle travaillait à la couverture de Michael. Et de la voir là, faussement décontractée( alors que raide comme un piquet) mains sagement posées sur les genoux déclencha… son rire, pas un rire moqueur mais un rire du fond du coeur.
 
Vous… vous êtes impayable, vous savez ? Vous buvez quoi ? Liqueur, scotch ?  
 
Elle ne semblait rien piger, tant mieux !  
 
Entre deux hoquets de rire, il lui servit la boisson voulue, puis tenta de se reprendre :
 
Vous êtes sans doute la meilleure dans votre branche mais on vous a caché des trucs, un tas de trucs ! Vous pensiez me blouser mais je crois que c’est vous qui l’êtes ! Quelqu’un chez vous veut détruire la couverture de Michael en la mettant au grand jour. Par votre biais, involontaire j’en suis sûr, vous apportez de l’eau à son moulin… Oui je suis clean et soutiens Michael dans ses actions les plus dingues mais ça ne doit pas sortir d’ici !  OK ?  
 
Il dut répéter :
 
OK ?
 
 Elle était un peu déboussolée, normal… Puisqu’ils trinquèrent, il lança la musique de sa platine.  Un chachacha…  
 
Et ne m’inventez pas que vous ne savez pas danser, Miss Forrester fille de Gerald et semi-vélane… Oui, tout, absolument tout sur vous, autant que vous sur moi en tout cas!  
 
Dans le fond c’était assez gag. Sauf quand la sonnerie de votre gsm vous interrompt. Il écouta, répondit puis coupa, redevenu sombre :
 
… oui c’était lui. Michael veut que… c’est vraiment absurde ! … OUI, j’ai dit demain soir parce qu’il me faut du temps pour piger !... suis pas né de la dernière pluie, n’essayez pas de me faire parler avec votre charme hérité. Bonne nuit !

 
Bang, plantée-là tandis qu’il filait sous la douche se rafraîchir les idées.
Un serment inviolable avec Blackstorm ? Et puis quoi encore ?? Sorti de la douche, il s’activa à chercher des réponses, mais du côté moldu ne trouva rien. Puisque le BIC était dans le coup et qu’ils avaient les bras plus longs que les siens… Il osa aller frapper à la porte de son « employée » :
 
Miss Forrester ? Sam c’est moi, c’est urgent ! Ouvrez s’il vous plait.
 
Elle consentit à tourner la sécurité. Il était blême, fébrile, confus. Dieu qu’elle était belle, même en tenue relax. Sur le seuil, il s’excusa :
 
Désolé pour tantôt, je…
 
Du pied, il bloqua la porte juste à temps :
 
C’est pour Michael ! Je ne sais quelle lubie le prend, il veut que j’officie un serment inviolable entre lui et Alix Blackstorm !
 
Il put entrer.
 
Merci d’écouter. J’ai un besoin urgent d’info sur cette femme. Si je fouille chez les Aurors ça se verra… De votre côté, vous ne pourriez pas… explorer…   ? … Votre mission n’était-elle pas de me jauger ? C’est fait !... d’accord, je suis un imbécile, un idiot fini ou tout ce que vous voudrez mais si vous avez des appuis, servez-vous-en !
 
Elle le toisa de haut en bas, de bas en haut, pas amène du tout. Il était sur le grill. Son examen achevé, elle consentit à s’activer et, par Merlin, se montra rudement efficace non sans le renvoyer à ses pénates. Les résultats viendraient… quand ils viendraient…
 
Quand Justin était énervé seule la cuisine le détendait. Y passer la nuit ? Et alors ?
Rien de mieux que de pétrir des pâtes pour se défouler. La feuilletée demandait du temps ? Tant mieux ! La petite Aranwé couina comme une folle quand elle vit le bordel mis dans la cuisine :
 
Pas gentil ça, Monsieur Justin ! Aranwé beaucoup de travail maintenant ! Puis que va-t-elle faire de tout ça… ?  
 
Comme d’habitude : anonymement à l’orphelinat. Laisses-en juste pour notre petit-déjeuner.  
 
Il versa deux mugs de café, réserva petits pains tout chauds et viennoiseries fraîches, compléta le plateau avec des marmelades variées et, plateau prêt, se tourna dans l’intention de le porter à Miss Forrester. L’ange qui se tenait dans l’encadrement de la porte le freina :
 
… euh, bonjour ! J’allais… je venais…  Bonne idée !
 
Ils s’installèrent face à face à la salle à manger.  Bon Dieu que cette femme avait le chic pour le mettre sur les nerfs !  Bien posée, elle dégustait en silence, sans se départir d’un petit sourire de chatte gourmande. De quoi lui couper l’appétit. Il se lança à l’eau :
 
Avez-vous avancé ? C’est très important car je crains que Michael… Que… que quoi ??
 
Il faillit s’étrangler avec sa gorgée de café. Alix Blackstorm était la nièce de Voldemort ?
 
Misère ! Il va se lier au diable en personne !... Non ? Comment ça non ?  
 
Le travail de Miss Forrester n’était pas complet mais les éléments découverts tendaient à prouver qu’Alix n’était pas aussi noire que prévu, plutôt grise en fait.  Justin se perdit dans des pensées tumultueuses dont il sortit grâce à une question très sensée :
 
… Euh, non ! Je n’ai jamais officié un tel acte...
 
Mince, elle avait raison ! Il fallait réviser ses connaissances dare dare, pas question de louper une opération pareille.  
 
Je m’enferme à la bibliothèque, et… quoi ?
 
Toujours sucre et miel, elle lui suggéra une douche, un peu de sport ou de repos, au choix.
 
Je dormirai demain ! Mais va pour la douche.  
 
Elle, évidemment, était déjà impeccable.  
Il la retrouva au salon, un gros volume sur les genoux. Il traitait du sujet épineux. Davenport soupira :
 
Que ferai-je sans vous…
 
Il y travailla le reste de la journée tandis que, ponctuellement, Samantha vint lui faire part de ses recherches personnelles qu’elle menait tout en poursuivant son boulot normal.  Très belle, étonnante, même s’il en savait beaucoup sur elle, Justin ne parvenait pas à résoudre l’énigme qu’elle représentait. D’autres chats à fouetter, en attendant.  
Il s’octroya plusieurs petites pauses pendant lesquelles il sortit promener ses chiens. L’elfe Voronwé était allergique aux chiens, hélas. D’où la nécessité de tenir les labradors dehors.  
 
L’heure approchait. Samantha semblait un peu inquiète. Il l’était aussi mais se voulut rassurant :
 
Je vais m’en tirer, pas de souci… oui, je vais bien, merci.  
 
Il transplana depuis le parc du domaine.
 
La Tanière ! Que de fois n’y était-il pas venu ? Bons et moins bons souvenirs…  
Apache le fêta comme il se devait, il adorait cette « chatte ». Mais une conversation très sérieuse l’attendait :
 
Michael, es-tu certain de ce que tu fabriques ? Cette  femme est…
 
Ah… Il savait mais avait décidé de lui faire confiance.  
 
… elle magouille plein de trucs ! Le BIC lui-même n’arrive pas à déterminer si… Oui, le BIC. Figure-toi qu’ils m’ont mis sous surveillance… l’agent Forrester…
 
De Brent rigolait, lui souhaitant bonne chance avant de lui délivrer ses instructions.
Fatigue, stress, petit scotch d’accueil, Justin n’était pas très fringuant pour sa confrontation avec Miss Blackstorm qui le dévisagea, froide comme un glaçon :
 
Mr. Davenport, la requête est d’importance. Si vous ne vous sentez pas de taille…
 
Je n’approuve pas ! C’est mon droit !  *Sacré Michael…*  
 
Il vait le chic pour embobiner les belles plantes, celui-là. Du plus posément possible, il exécuta ce que l’on attendait de lui. Situation étrange… C’était un peu comme s’il les unissait à vie…  
Gaffa-t-il réellement ? La belle Blackstorm avait l’air furieux :
 
Vous deviez dire « jusqu’à la fin du règne du Lord des ténèbres »  
 
*Eh merde !* N’empêche que tout est bon, non ? Vous ne pouvez plus vous trahir !
 
Michael sembla bien prendre ce vice de procédure complètement involontaire et lui servit à boire. Crevé, Davenport ne pensait qu’à rentrer. Il échangea encore quelques mots avec son pote près du seuil :
 
… ça ira mais toi, jure-moi que tu feras gaffes à ta peau… Aucun souci, elle est très efficiente… Ouais, belle aussi*Très même* … t’inquiète, pas de risque !  
 
Rentrer, dormir, c’est tout ce qui l’intéressait. Sauf que…  
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Re: Bon appétit!

Message par Samantha Forrester le Mar Oct 22 2013, 11:26

En tout cas, l’attente fut courte. Et la réaction de M. Pince sans rire fut plutôt déroutante. Il se mit à rire. Sam arqua un sourcil et ce fut son tour de se montrer pincée. Il ne se moquait pas, il n’y avait pas d’ironie dans ce rire délirant.
 
Vous… vous êtes impayable, vous savez ? Vous buvez quoi ? Liqueur, scotch ?  
 
*Hein ?...Il est devenu fou ou quoi ?*
 
Scotch, dit-elle du bout des lèvres, on the rocks.
 
Il s’acquitta en rigolant toujours, même s’il faisait le louable effort de se reprendre pour se livrer à des déclarations inédites.
 
Vous êtes sans doute la meilleure dans votre branche mais on vous a caché des trucs, un tas de trucs ! Vous pensiez me blouser mais je crois que c’est vous qui l’êtes !
 
Mais…de quoi parlez-vous ?, s’enquit-elle, fortement intéressée.
 
Quelqu’un chez vous veut détruire la couverture de Michael en la mettant au grand jour. Par votre biais, involontaire j’en suis sûr, vous apportez de l’eau à son moulin

Sam fit une profonde inspiration, la tête lui tournait un peu sous l’effet de cette choquante information.  Mr. Davenport affirmait être « clean », mais ça, elle le savait depuis un moment, tout comme du soutien inconditionnel donné à son ami.
 
… ça ne doit pas sortir d’ici !  OK ?  
 
Elle réfléchissait à toute, essayant d’ordonner les faits de manière logique, tant et si bien que le cher homme dut presque lui crier dessus pour  retenir son attention.
 
OK ?
 
Euh…oui, oui…c’est OK.
 
*Le seul qui a un intérêt à faire foirer la mission de Michael est cet imbécile de Price…mais comment Davenport a-t-il  ce genre d’info ?...Il ne sait pas tout, mais ça signifie qu’il y a un mouchard…à moins qu’il soit le hacker le plus habile du monde…à moins que Applewhite ait volontairement laissé filtrer ça…Mon Dieu, quelle embrouille !*
 
Perdue dans ses réflexions elle ne saisit pas trop bien la suite. Agissant en automate, elle trinqua avec lui mais voilà que Monsieur lançait la musique.
 
 Et ne m’inventez pas que vous ne savez pas danser, Miss Forrester fille de Gerald et semi-vélane.
 
*Non mais…il a épluché mon dossier…Je dois m’entretenir d’urgence avec Applewhite…*
 
En attendant qu’elle atterrisse, il l’entraînait déjà dans un Chachacha. Encore toute étourdie, Sam dut reconnaître qu’il dansait divinement bien.
 
On dirait que vous n’avez pas perdu votre temps pour vous renseigner, dit-elle en reprenant enfin ses esprits, que savez-vous d'autre. Mr. Davenport ?

Tout, absolument tout sur vous, autant que vous sur moi !  
 
Vraiment ?...Puisque c’est ainsi, disons que ça nous laisse en égalité de conditions, assura t’elle en souriant.
 
Il sourit aussi. Ça le changeait de son air habituellement pincé, et avec un peu d’imagination Sam aurait presque pu dire qu’en cet instant, il lui faisait du charme…sauf que ce fut de courte durée, la sonnerie de son portable mit fin à la naissante magie.  Rien qu’à voir son changement d’expression, elle put déduire que ce n’étaient pas des bonnes nouvelles.
 
Michael ?, s’enquit-elle avec un rien d’angoisse
 
Oui c’était lui. Michael veut que… c’est vraiment absurde ! …
 
Mais…que veut-il ? Ce doit pas être  une affaire de vie ou de mort, vous lui avez dit que ce serait demain…sorry, j’écoutais…

OUI, j’ai dit demain soir parce qu’il me faut du temps pour piger !
 
Je comprends…mais de quoi s’agit-il ?...Dites-moi, Mr. Davenport…s’il vous plait !
 
Mais contre toute attente, il se montra presque agressif et l’envoya en quelque sorte se faire voir ailleurs.
 
Suis pas né de la dernière pluie, n’essayez pas de me faire parler avec votre charme hérité. Bonne nuit !
 
*Mais quelle mouche le pique ?...Quel abruti… ! Que diables a inventé De Brent encore ?...Enfin, je le saurai bien tôt ou tard !*
 
Elle finit son scotch et se retira à sa chambre.  Après un long passage sous  la douche chaude, emmitouflée dans son survet confort, Sam brancha sa Laptop et se mit au travail. Quelques vérifications approfondies plus tard, elle détenait assez d’informations sur les supposées fuites au sein du B.I.C et aussi la quasi-certitude  sur l’implication du Gen. Price dans l’intention de saboter la mission anglaise.
 
Des coups discrets frappés à sa porte, la firent  oublier sa petite investigation.
 
Miss Forrester ? Sam c’est moi, c’est urgent ! Ouvrez s’il vous plait.
 
*Il manque pas de culot, celui-là !*
 
Mais le ton de sa voix sonnait vraiment alarmé. Elle ouvrit, juste un peu. Il avait une tête à faire peur.
 
Désolé pour tantôt, je…
 
Ne perdez pas votre temps, Mr. Davenport !, gronda t’elle avec la saine intention de lui claquer la porte au nez mais il l’en empêcha en la bloquant de son pied.
 
C’est pour Michael ! Je ne sais quelle lubie le prend, il veut que j’officie un serment inviolable entre lui et Alix Blackstorm !
 
QUOI ?
 
Elle lui franchit passage, le pauvre avait l’air affreusement tracassé.
 
Merci d’écouter. J’ai un besoin urgent d’info sur cette femme. Si je fouille chez les Aurors ça se verra…

Sans aucun doute. Que voulez-vous faire, alors ?
 
Sa requête ne la surprit pas, selon lui, elle avait accès à plus d’information qu’un mortel commun.
 
Votre mission n’était-elle pas de me jauger ? C’est fait !
 
Vous pouvez le dire, admit-elle, sans sourire, vous êtes parfaitement jaugé, Monsieur.
 
D’accord, je suis un imbécile, un idiot fini ou tout ce que vous voudrez mais si vous avez des appuis, servez-vous-en !
 
Elle eut envie de lui rire au nez et l’envoyer paître mais son expression de désespoir résultait émouvante. Il se faisait une bile monstre pour son ami, et semblait prêt à tout pour le tirer d’affaire. Une loyauté pareille méritait récompense. De toute façon, Sam aurait mis en mouvement tous les moyens à sa portée pour aider  De Brent, mais elle fit semblant d’y réfléchir, en le laissant mariner gentiment  tout en lui décochant un de ses regards de scanner, comme aurait dit son père.
 
C’est bon…je m’en occupe !
 
Elle alla vers son ordinateur et pianota rapidement certaines données.
 
Cela prendra son temps…allez plutôt dormir, vous semblez en avoir rudement besoin ! Bonne nuit, Mr. Davenport !

Une fois le maître de céans mis à la porte, elle s’activa de nouveau sur son ordi.
 
*On n’est pas sortis de l’auberge…mais voyons…voyons…qui êtes-vous Miss Blackstorm ?*
 
Ce fut une longue nuit mais Sam était habituée à travailler sous pression. Il lui suffit de deux petites heures de sommeil pour être de nouveau fraîche et alerte. Ses recherches, lancées dans plusieurs directions donnaient des résultats concluants. Emportant son ordinateur portable, elle alla s’installer au bureau. Peu après, plusieurs feuillets avaient été imprimés.
Voronwé l’informa que son maître avait passé la nuit à faire la cuisine. Cela la fit sourire, elle faisait la même chose quand la situation la mettait à cran.
Sam resta sur le seuil, à le regarder. Justin  préparait un somptueux plateau-petit déjeuner. Elle suivit ses gestes, soigneux, délicats. Attentif au moindre détail, il disposait petits pains et viennoiseries frais faits, un assortiment de confitures et marmelades et des mugs d’un café sentant divinement bien. Elle n’avait pas raté non plus le court échange avec la petite elfe, Aranwé qui se plaignait d’un assure excès de nourriture…Tout irait à l’orphelinat. Cela semblait être une habitude !
 
*Comme quoi, il veut sembler ogre, mais a un cœur en or…*
 
Il sembla très surpris de la voir là.
 
Bonjour, ça va ?, et d’y aller de son plus joli sourire.
 
Euh, bonjour ! J’allais… je venais…  
 
Avec un plateau plein de bonnes choses…Hmmm ! Vous alliez m’inviter à prendre le petit déjeuner ?...Oui ?...alors ne tardons pas, je meurs de faim !

Bonne idée !
 
Pas extraordinairement inspiré mais elle laissa ça au compte de la surprise. Il pensait la surprendre au lit ou quoi ? Elle le précéda dans la petite salle à manger, plus intime que la démesure d’apparat.
 
Mon Dieu, ces petits pains sont merveilleux…et ces croissants, ils fondent pratiquement dans la bouche…vous êtes un vrai génie culinaire, Mr. Davenport…et ces confitures…faites maison aussi ?
 
Elle le pressentait sur les nerfs. Brûlant de savoir plus sur les informations recueillies mais le laissa, malicieusement, attendre tout en se régalant sans se presser. Il ne tint qu’un moment, cédant impulsivement  à l’impatience.
 
Avez-vous avancé ? C’est très important car je crains que Michael…
 
Elle s’essuya délicatement le coin de la bouche et but un peu de café avant de dire, avec un petit soupir :
 
Ne craignez pas autant pour lui, c’est le type le plus débrouillard que je connaisse…mais enfin, oui, j’ai bien avancé et crains que vous n’alliez pas du tout apprécier ce que j’ai trouvé sur cette miss Blackstorm.  Elle n’est rien de moins que la nièce de Voldemort…
 
Que… que quoi ??, s’écria le pauvre homme, manquant de peu de s’étrangler avec son café.
 
Un épouvantable lien de parenté, j’en conviens.

Misère ! Il va se lier au diable en personne !
 
Elle secoua la tête avant de tartiner généreusement un bout de croissant avec de la confiture de cassis.
 
Ne vous emballez pas…Ce n’est pas aussi affreux que ça le semble…

Non ? Comment ça non ?, il frisait presque l’apoplexie.
 
Elle soupira et murmura une petite incantation qui eut l’heur de le calmer assez  comme pour écouter la suite.
 
Certes, cette pauvre fille est la nièce de ce monstre mais elle n’est pas marquée, n’a aucun acte déplorable à son actif et, en plus, ça m’a aussi surprise…semble travailler main dans la main avec…l’ordre du Phénix…Vous me direz !
 
Il n’était pas trop capable de dire quoique ce soit, en cet instant l’auror Davenport était tout simplement dépassé.
 
Mes infos ne sont pas complètes mais ça ne devrait pas tarder…en attendant, dites-moi plutôt si vous savez quelque chose sur le rôle d’un Enchaîneur ?
 
Euh, non ! Je n’ai jamais officié un tel acte...
 
M’en doutais un peu…Pas de panique, ce n’est pas exagérément compliqué, selon ce que je sais… Faut juste s’informer un peu.

Le pauvre, il faisait vraiment pitié, là.
 
Je m’enferme à la bibliothèque, et… quoi ?

Pas question…vous êtes à point de péter un câble, et on n’a pas besoin d’un auror en plein surmenage…Allez courir dans le parc, montez à cheval, nagez…prenez un bain, faites de l’aromathérapie…n’importe quoi…allez dormir si vous voulez…

Je dormirai demain ! Mais va pour la douche.  
 
Elle soupira.
 
Faites ce que vous voudrez mais disparaissez un moment ! Débranchez-vous !
 
Peine perdue. Elle eut à peine le temps de chercher dans la bibliothèque et trouver le grimoire précis et revenir au salon. Elle compulsait fébrilement quand il se présenta, les cheveux encore humides.
 
Vous savez ce que signifie « un moment » ?...Normalement un peu plus qu’un quart d’heure…Asseyez-vous et fermez là, je cherche !

Que ferai-je sans vous ?
 
Elle leva les yeux de sa lecture et sourit en coin.
 
Vous transformeriez votre copain en crapaud et la fille en mouche et on serait tous fins…Là, je crois que je l’ai…oups, c’est long et assez tordu, au premier coup d’œil…Lisez bien ça !...Vous êtes un brave Serdaigle, vous savez ce que c’est étudier à fond…Je vais m’occuper de la demi centaine de dossiers que vous m’avez laissé pour la révision…Je serai au bureau !

Et de le laisser planté là, avec son gros bouquin sentant les siècles. À mesure que se déroulait la journée, elle glana encore quelques informations sur les faits et gestes de Miss Blackstorm. Elle alla retrouver Justin dans son propre bureau, abattant autant de travail que possible.
 
On ne vous a jamais parlé du mot « pause », vous ?...Le monde ne finit pas demain…Oui, j’ai des infos supplémentaires…La miss est décidément du  bon côté…et regardez-moi ça, elle exhiba une photo obtenue de la Gazette, une vraie beauté brune, pas à dire, Michael a toujours bon œil avec les femmes…, elle rigola en douce, sans même regarder son interlocuteur, non ! Pas la peine de vous faire des idées…il n’aime pas les blondes…donc !... 

Le soir venu, il avait réussi à lui passer ses nerfs. Un étrange angoisse lui nouait la gorge en le voyant se préparer pour partir.
 
Ça va aller ? Vous savez tout ce qu’il faut savoir ?...Vous vous sentez vraiment d’aplomb ? Ces cérémonies sont usantes…et…

Je vais m’en tirer, pas de souci… oui, je vais bien, merci.  
 
Bonne chance, alors…à plus tard !
 
Elle resta sur le pas de la porte jusqu’à ce qu’il disparaisse dans un trasplanage impeccable.
 
*Je n’ai rien de plus à faire ici…c’est si bête…il peut être presque adorable…mais voyons, ma fille, t’es pas là pour ça…allez !*

La maison lui sembla encore plus immense et désolante de silence. Sans trop savoir que faire, elle se rendit à la somptueuse cuisine, de nouveau nickel. L’elfe Aranwé se présenta sans besoin de l’appeler.
 
Je serai partie demain matin, ma bonne…mais ce soir encore, je voudrais préparer un repas spécial pour ton maître…oui, je sais qu’il n’aime pas qu’on squatte son royaume mais je t’assure qu’il n’aura pas à se plaindre…Voudras tu m’aider ?
 
Elle savait ne pas compter avec beaucoup de temps et pour une fois se permit de s’aider de la magie, pour aller plus vite. Un menu  spectaculaire fut mis en branle-bas de combat : Coquilles St Jacques à la Sam, Chateaubriand flambé au poivre vert avec pommes duchesse et petits légumes caramélisés. Le dessert consisterait en un Soufflé Grand Marnier. Elle avait soigneusement choisi les vins pour accompagner le festin, le tout sans toucher à l’extraordinaire cave de son hôte.  La table fut mise, dans toutes les règles de l’art, dans un petit salon, face à un feu accueillant. Fleurs, chandelles et musique de fond.
Il l’avait accusée, plus d’une fois, de vouloir faire jouer son charme de vélane…Il n’avait pas la moindre idée de ce que cela pouvait donner quand c’était celle-là l’intention. Ce soir-là, Sam mit un soin très précis pour réussir cet effet-là. La petite robe noire choisie, d’apparence si simple,  mettait en valeur l’éclat doré de sa peau et chaque fieffée courbe de sa  plastique, si parfaite. Elle avait relevé ses cheveux en un chignon flou, aucun besoin d’étaler sa superbe chevelure d’or. Il n’était pas question de rendre fou ce cher Mr. Davenport, juste de lui donner un léger aperçu de ce que peut faire une vélane quand elle y met de sa part.
 
Par Merlin ! Il en avait une mine de déterré ! Elle ne le laissa pas aller plus loin et ondula, oui, c’est exactement ce qu’elle fit, le rejoignant au milieu du hall d’entrée.
 
Mon pauvre Justin, on dirait que cette cérémonie vous a vidé…Oh pas de souci ! Sam a remède à tout…

Avant que le cher homme puisse piper le moindre mot, elle avait joué de sa baguette et lui avait envoyé un sortilège choisi, exclusif vélane, qui le remit d’aplomb, sans même savoir de quoi il en allait.
 
Et voilà, vous êtes comme neuf…Chut ! Ne parlons pas de ça…pas encore…venez !
 
L’accrochant du bras, elle le mena jusqu’au salon, chemin faisant, un peu plus de magie (tant qu’à faire !) troqua ses vêtements sorciers par d’autres bien plus confortables.
 
Ne protestez pas, Justin, ce soir, je prends congé de vous mais voulais avoir une petite attention spéciale…Oui, vous avez bien entendu, mon travail est fait…Je devais seulement m’assurer que vous étiez parfaitement fiable…et vous l’êtes !
 
Ce fut un dîner parfaitement réussi. Sauf qu’après le dessert, Sam sentit que ses bonnes intentions dérapaient. Celles de son interlocuteur avaient quitté le bon chemin aussi, et ils s’engageaient, mine de rien et merci une musique trop engageante, sur un sentier plutôt tortueux et truffé de dangers. Mais il dansait si bien, et quand il souriait de la sorte, elle sentait ses jambes flancher.
 
*M***e ! C’est toi, la vélane…*

Elle se dégagea de cette étreinte trop tentante avec un sourire et mit prudente distance entre eux.
 
Ceci n’est qu’un dîner d’adieu, Mr. Davenport…ne compliquons rien…allez-vous reposer maintenant, Michael ira bien mais a besoin de vous d’une pièce…Oh, pas de souci, mon cher, vous aurez de mes nouvelles…Bonne nuit, Justin !
 
Elle lui flatta doucement la joue avant de lui envoyer un doux sortilège de sommeil et appeler Voronwé pour qu’il emmène son beau maître  prendre un dû repos.
 
Le lendemain, elle contemplait le coucher de soleil  dès la terrasse, chez Gerry, à Miami, cœur en émoi, esprit en déroute.
 
*Tu es une idiote, Forrester…c’était la dernière chose à faire…tu n’aurais pas dû danser avec lui…j’en avais tellement envie…encore heureux qu’il dormait déjà quand tu as eu la brillante idée de l’embrasser…ouais, c’était bête…mais j’en avais envie…silence. Ça suffit !*
 
Taire une conscience bavarde est affaire ardue. Celle de Sam était particulièrement insistante et cela sans compter avec l’aide de Tante Babs, dont l’inextinguible entrain de marieuse, venait tout corser.
 
Oh, ça c’est bien passé…Climat abject…Euh, non Babs…pas un anglais fade farci à la menthe…en fait, il cuisine comme un dieu…danse aussi bien…mais est imbuvable…c’est vrai que quand il arrive à sourire c’est de…ouf…Oui, Tante Babs…je dois y aller, pour l’inauguration officielle de Senses_Londres…QUOI ?...Excuse-moi, grand-mère, mais là tu vas…ok, tante Babs…tu crois vraiment que… ?
 
Elle croyait. Elle savait.  Sam se retrouva à Mayfair en train de rédiger des invitations pour le fastueux buffet inaugural. Le restaurant était déjà ouvert, à mode expérimental,  mais il fallait encore lui donner l’élan final pour s’acquérir une clientèle sélecte.
 
« Sense_Londres  compte avoir le plaisir de votre présence pour son buffet de consécration…etc »
 
Elle fixa le carton et soupira, avant d’ajouter de sa propre main :
 
« Je vous attends » signé, Sam.
 
Ce fut la seule invitation qui ne fut pas envoyée via les postes royales. Dans ce cas-là, une magnifique chouette des neiges aurait un effet plus…impactant ?
 
Restait à attendre…
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Re: Bon appétit!

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