Bon appétit!

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Re: Bon appétit!

Message par Justin Davenport le Sam Oct 26 2013, 08:14

En rentrant crevé chez lui, Justin ne s’attendait pas à… ça !  Ça c’était la créature la plus divine que la Terre ait portée. Accueil onctueux, suave même :
 
Mon pauvre Justin, on dirait que cette cérémonie vous a vidé…Oh pas de souci ! Sam a remède à tout…  
 
À partir de cet instant, Davenport fut dépassé. Complètement envoûté, il se laissa manipuler. Elle le débarrassa de sa fatigue, de ses vêtements sorciers pour lui offrir un dîner somptueux.  Les pensées focalisées sur la semi-vélane, les seuls mots qui émergeaient dans sa tête étaient :
 
*La perfection incarnée… sublime… merveilleuse…*
 
Il subit tout dans la béatitude admirative surtout quand elle accepta de danser avec lui. Qu’elle semble réceptive ne fut même pas remarqué. Il flottait sur un nuage rose avec… un ange !  Douce ivresse ! Mais les rêves les plus fous peuvent se briser d’un seul coup : Sam s’écarta soudain :
 
Ceci n’est qu’un dîner d’adieu, Mr. Davenport…ne compliquons rien…allez-vous reposer maintenant, Michael ira bien mais a besoin de vous d’une pièce…
 
Un désespoir immense l’envahit. Il balbutia :
 
Puis-je au moins espérer vous… vous revoir ?
 
Oh, pas de souci, mon cher, vous aurez de mes nouvelles…Bonne nuit, Justin !
 
Pour dormir, il dormit bien ! Réveil cruel quand tout lui revint.  
 
Garce, tricheuse, infâme créature !  
 
Il débita d’autres jurons que la décence doit taire.  Remonté à fond, Justin fit comme d’habitude une fois douché, il fila chez McLane.  Opal semblait… sereine, elle au moins. Bien évidemment, elle devina de suite que ça clochait grave. Elle eut la courtoisie de ne rien demander, lui accordant d’aller en cuisine y aider.  D’emblée, il se heurta au nouveau second chef de cuisine qui l’apostropha. Sans l’intervention de Miss Grisham, la sauce aurait tourné au vinaigre.  On lui ficha la paix, c’est tout ce qu’il désirait. Son œil ne rata cependant pas l’habileté du frais engagé qui lui lançait parfois des regards appuyés, intéressés. Angel tenta de converser, il demeura fermé, exécutant ses tâches sans discontinuer.  
Quand la salle ferma, il but un café en compagnie d’Opal et ne put résister aux aveux :
 
J’ai, encore et toujours été la victime d’une femme… Je ne l’ai pas choisie, elle m’a été imposée puis s’est imposée, la garce ! … peu importent les circonstances ! Une semi-vélane, tu vois le genre ! … Pourquoi tu la défends ? Elle m’a littéralement envouté avant de… pas me larguer, de m’endormir sur place purement et simplement ! Mais changeons de thème, c’est qui cet Erik ?  
 
Elle lui débita un sage petit Cv où il était question d’un Suédois perdu, doué, etc. Il rigola un peu :
 
… Pas que moi qui se fasse avoir !
 
Elle se défendit, il rit de plus belle :
 
Laisse tomber, je te charrie. Ce sont tes oignons, pas les miens ! … euh, d’autres soucis ?
 
Inutile de mentir avec elle. Il lui souffla :
 
… Michael oui. Parfois, il m’énerve aussi… Je te tiendrai au courant, of course.  
 
La corvée du bureau… Les blagues idiotes des collègues, leurs rapports truffés d’erreurs lui tapèrent vite sur le système. Il s’évada, monta à cheval, parcourut de longues distances en voiture puis, un soir, il y eut ce coup de fil étrange :
 
Al… Miss Blackstorm ?
 
L’instant d’après Michael l’informait qu’Alix suivait une formation moldue poussée, qu’il devait se tenir au courant de la sécurité du sommet des huit. Cela coupa avant d’en savoir plus.  Au moins eut-il de quoi s’occuper. Le bureau de placement lui avait octroyé une nouvelle assistante. Sous son insistance, on lui avait octroyé la plus moche du lot : Miss Perpetua Undrinkable. Naine, toujours sévère jusqu’au bout du chignon, elle connaissait la gestion…
Il pianotait sur son ordinateur quand un bruit assez inhabituel se produisit au carreau. Surpris, il alla ouvrir au bel oiseau blanc épuisé qui réclamait son attention :
 
Tu as l’air crevé, ma belle !
 
Eau, nourriture fournis, la chouette lui présenta sa patte ornée d’un ruban supportant une enveloppe. Le message fut lu rapidement, et la rage s’empara à nouveau de Justin qui lança le carton en travers de la pièce :
 
Je t’attends ! Eh, bien tu attendras !  
 
Trois jours le séparaient de cette échéance. Il était crucifié. Une part de lui la réclamait, l’autre voulait l’étrangler.  Par bonheur ses occupations diverses l’obligèrent à ne pas trop y penser. Le sommet de huit grandes nations. Si Michael s’y intéressait, c’est que Voldy aussi !
Il glana ce qu’il put jusqu’à la veille de la réception du « Sense ».  À qui se confier sinon à Opal ?  
Elle faisait ses comptes avec Nielsen en face d’elle. Studieux, ils remarquèrent à peine son intrusion.  Erik fut renvoyé illico une fois la chose avérée.
 
Désolé de te déranger à cette heure, suis dans une impasse… j’ai reçu ça !
 
Ayant lu le carton, elle y vit un autre sens que le sien et le lui signifia. Il gronda :
 
… Je ne suis pas un toutou que l’on siffle à son gré !... Bien sûr que je veux la revoir mais pas question qu’elle m’embobine encore ! … ah…
 
 Selon elle Grisham était LA solution. Ils allèrent la consulter...
 
Cette réception n’en finirait-elle donc jamais ? Depuis des heures il poireautait dans sa voiture en attente du départ des derniers invités. Des lumières s’éteignirent enfin.  Préparé comme il se devait, Justin osa franchir le seuil du nouveau restaurant de Sam. Elle aidait le service à débarrasser les reliquats de la fête. Si belle… Ses traits affichèrent un mélange de joie et d’amertume en l’apercevant. Son cœur se serra mais Justin tint bon et prit les devants :
 

Je suis affreusement en retard mais c’était… nécessaire ! Tu disposes-là d’un très bel endroit... T’en vouloir ? Pourquoi donc ? De m’avoir traité comme un jouet avec tes dons d‘enchanteresse ? … Désolée ? Moi encore plus ! Je suis finalement venu pour t’entretenir de choses bien plus importantes que tes mises en scène stupides. Y a-t-il un endroit où nous pourrions parler en isolement ?  
 
Bien sûr qu’il y en avait un, même plusieurs. Des petits salons privés permettaient l’intimité de bon ton. Le guidant, elle rafla au passage quelques plats couverts de plastiques et une bouteille de vin. Il ne refusa pas de s’attabler en face d’elle, il n’avait rien mangé de la journée et savait sa cuisine délicieuse :
 
Wow ! Succès assuré !
 
Il leva son verre :
  
À tes réussites ! Maintenant soyons sérieux : j’ai eu des nouvelles de Michael au sujet du G8…
 
Elle battit de ses longs cils, charmeuse :
 
N’essaye plus JAMAIS tes tours sur moi ! … je ne sais rien de plus sinon ( sourire ironique) je ne serais pas venu te trouver… Que… QUOI ? Denver ? Mais il pense que ce sera à Londres…
 
Tout le monde le pensait et c’était voulu. Elle s’exprimait sans fioriture ni faux-fuyant. Pourtant…Comment croire une créature qui l’avait pris pour une marionnette ?
Elle insista pour qu’il conserve le secret auprès de Michael, il tiqua :
 
… mais s’il rate sa mission, les conséquences seront… Euh, oui ; s’il la réussit ce sera bien pire...
 
Il demeura pensif tandis qu’elle lui exposait les terribles retombées de la destruction du G8.  
 
… le plan consisterait donc à mettre en place des… sosies pendant que le vrai sommet se déroule ? Polynectar, je suppose ?... Mais, les médias ne vont pas lâcher ce scoop un fois lancé !! Et on ne va quand même pas tolérer que le faux sommet se fasse raser quand même ? … Ah, pas bête…
 
Le but de l’affaire était de faire croire au début des débats à Londres puis d’annuler ce dernier qui aurait réellement commencé à Denver.
 
… Je comprends. Le temps que les Mangemorts réagissent, le G8 sera terminé. Ça me semble parfait…
 
Verre vidé, il se leva froid :
 
J’aimerais encore te demander un truc, toujours pour Michael… Pourrais-tu dénicher les plans de sécurité du faux G8 ?
 
La belle semblait déçue mais accorda.
 
Tu me les enverras… par la poste ! Inutile de faire crever une chouette pour tes messages ! … Non, elle n’est pas morte ! Je la tiens en volière où elle semble ravie d’être. Bon vent, Sam.  
 
Ce qu’il espérait secrètement se produisit, elle le rappela dans son dos d’une voix assez étrange. Il se retourna :
 
… Il n’y a plus rien à dire Sam… Le courant passait sans besoin d’en rajouter ! Maintenant, c’est disjoncté, le fil est brisé. Bonsoir.  
 
Dieu que c’était dur de lui tourner le dos.  Mais que faire d’autre ? Il n’allait pas s’enfiler des potions infectes anti-vélane le reste de ses jours, non ?
 
Il s’en voulut des jours durant, oscillant entre bon sens et sentiments. Peut-être aurait-il dû lui accorder une seconde chance ? Meilleur remède à la morosité : le travail.  Miss Undrinkable ne le ménageait pas, tant mieux. Signer ceci, relire ça, vérifier-ci, ça. Il ne chôma pas. Chez les Aurors on se félicitait de l’inactivité apparente des Mangemorts.
 
*Bande d’idiots !*
 
Il déjeunait en solitaire – comme d’habitude – quand Voronwé lui apporta le courrier. Outre les diverses factures, une enveloppe attira son attention. Indétectable pour des yeux moldus, cette missive avait été traitée pour être inviolable hormis par son destinataire. Ouverte, elle lui révéla les plans demandés :
 
*Au moins, elle sait tenir une parole…*  
 
Sam, Sam, Sam… quoiqu’il tente de faire, il ne pouvait la rayer des cadres.  
 
*Tu n’es qu’un cœur d’artichaut, pauvre cloche !*  
 
Ayant plus urgent à faire que de se pencher sur ses états d’âmes, il expédia les plans via patronus.  
Toute la journée, il gambergea au meilleur moyen de rattraper le coup avec Sam. Une idée germa. Si cela foirait tant pis, il tirerait un trait définitif !
Tout guilleret, il sauta dans sa voiture et fila chez son fleuriste qui l’accueillit avec un grand sourire :
 

Comme d’habitude Mr. Davenport ?
 
Surtout pas ! Marre des roses rouges. Je peux composer ?
 
Que ne ferait-on pas pour un tel client fidèle ? Justin fureta à gauche à droite, trouvant un accord pas mal mais qui manquait d’un… je ne sais quoi… Tilt :
 
Il vous faut combien de temps pour avoir un Haementhus multiflorus ?... 6 semaines ? Ne vous en faites pas je l’aurai pour ce soir ! Que ce soit prêt à expédier au « Sense » avant 20 h... La carte ? Ah…
 
Il l’écrivit à la hâte : 21h au « Sense » Pardon, signé l’idiot.
Son elfe roula de ses gros yeux en entendant la requête de son maître qui pianotait sur son ordinateur.
 
Approche, ça ne mord pas ! Tu me trouves ça et le rapporte avant 19h, ok ?
 
La réservation d’une table s’avéra plus ardue que prévu. Par chance Miss Forrester ne traînait pas par là quand il se présenta à la réception du restaurant sélect. Un gars hermétique l’accueillit :
 
Pour ce soir 21h ? Désolé Mr. Davenport il faut réserver 4 mois à l’avance.  
 
Sans vergogne, Justin utilisa sa baguette et obtint une belle table pour quatre à l’heure prévue.  Il aurait préféré pour deux, m’enfin…  
Nerveux, il se rendit chez McLane qui préparait ses tables :
 
Coucou, ma belle ! Ce soir, c’est relâche… non, suis pas tombé sur le crâne. Cette boutique peut tourner sans toi à la tête tout le temps !... Oui, on sort au… « Sense » … pourquoi pas que nous deux ?... ah, tu n’as pas tort !
 
C’est vrai que de convier Sam et se présenter accompagné d’une belle jeune femme pouvait prêter à confusion.  
 
J’ai une table pour quatre. Invite qui tu veux, tu vas te régaler ! Au pire assister à mon ultime humiliation…
 
21h, moment crucial. Viendrait viendrait pas ?  
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Re: Bon appétit!

Message par Samantha Forrester le Jeu Oct 31 2013, 17:38

Et pour attendre, on peut dire qu’elle attendit. D’abord, un coup de fil. Un petit appel de rien du tout pour confirmer sa présence. Mais rien de semblable ne se produisit. Déçue, elle passa un trait sur cette première aspiration et s’adonna, frénétique,  aux préparatifs de la fameuse soirée d’ouverture.  Elle s’y investissait avec temps et présence, veillant à chaque détail, avec un acharnement perfectionniste qui mettait ses collaborateurs un peu sur les nerfs. Sam semblait être partout en même temps. On dut lui rappeler gentiment qu’il y a un sain exercice, très intéressant, pour lutter contre le stress croissant : déléguer.
S’ils avaient su que son énervement n’avait rien, ou presque rien, à voir avec l’inauguration en soi.
 
*Tu es une triste idiote, voilà tout !*
 
En tout cas une très belle idiote qui sut captiver ses invités tant avec son charme comme avec son talent gastronomique.  L’assistance, triée sur le volet, était néanmoins, très diversifiée. Ce soir-là, au « Senses » se côtoyèrent membres de la noblesse, diplomates, célébrités du cinéma et théâtre,  quelques insignes concurrents plus le gratin de la haute-société. Un succès assuré ! Le champagne coula à flots, le buffet somptueux fut élégamment pillé et tous et chacun chantèrent leurs louanges à ce nouvel « antre » de la haute-cuisine, destiné, à coup sûr, à devenir une adresse privilégiée que tous retiendraient  sans faillir.
Avant la fin de la soirée, les réservations s’étendaient sur les quatre mois suivants. À moins d’être Merlin en personne, d’aucun n’obtiendrait une table au Senses avant ce délai. Mais de Justin Davenport, pas de trace.
 
Le dernier invité parti, elle refusa de prendre le moindre repos et s’adonna avec rageuse véhémence à tout remettre en ordre. Et puis, quand elle s’y attendait le moins…IL fut là ! Impeccable dans son tuxedo à veste blanche, expression presque sévère, pas l’ombre d’un sourire. Elle par contre, sourit, contente mais aussi un brin amère, devinant qu’il n’était pas là pour ses beaux yeux.
 
Bonsoir, Mr. Davenport…Justin !

Je suis affreusement en retard mais c’était… nécessaire ! Tu disposes-là d’un très bel endroit !, quel ton pincé.
 
Nécessaire ? La foule t’incommode ?...Enfin, je suppose que tu m’en veux, soupira t’elle.
 
Sa repartie, teintée d’ironie, la fit prévoir une suite tournant à l’aigre, mais Sam s’interdit de se laisser décontenancer.
 
T’en vouloir ? Pourquoi donc ? De m’avoir traité comme un jouet avec tes dons d‘enchanteresse ?
 
Tu m’en vois désolée, ce n’était pas mon intention.
 
*Menteuse !*
 
L’échange devenait prenant.
 
Désolée ? Moi encore plus ! Je suis finalement venu pour t’entretenir de choses bien plus importantes que tes mises en scène stupides. Y a-t-il un endroit où nous pourrions parler en isolement ?

*Mises en scène stupides ? Tu l’emporteras pas au ciel, ça !*  
 
Suis-moi !, dit-elle, sèchement.
 
Au passage, elle préleva quelques plats déjà prêts pour être envoyés à son frigo particulier et une bouteille de vin. Il prit place face à elle, à table, sans départir de son air suffisant qui commençait à lui taper sur les nerfs.
 
Wow ! Succès assuré !
 
Merci !
 
À tes réussites ! Maintenant soyons sérieux : j’ai eu des nouvelles de Michael au sujet du G8…
 
*Hein ?*
 
Son battement de cils obéissait à la surprise de cette requête mais Monsieur le prit autrement.
 
N’essaye plus JAMAIS tes tours sur moi !
 
Elle lui adressa un regard glacial.
 
Aucun souci ! *Serais-tu le dernier homme au monde, triple goujat !*…Alors Michael s’intéresse au G8, bien, le contraire aurait été étonnant.
 
Je ne sais rien de plus sinon ( sourire ironique) je ne serais pas venu te trouver.
 
Pour ton information, il y a d’autres moyens de communication, la prochaine fois, tu n’auras aucun besoin de me voir personnellement. Mais soit…La conférence au sommet aura lieu à Denver, ou plutôt près de…dans un coin secret du Colorado.
 
Elle aurait applaudi en le voyant verdir.
 
Que… QUOI ? Denver ? Mais il pense que ce sera à Londres…
 
Lui et tout le monde. Et c’est très bien comme ça. Cette réunion est de vitale importance, rien ne peut être laissé au hasard. La raison de ce changement  est la rapide dégradation de la crise britannique. Le secret doit être préservé, à tout prix. N’importe quelle fuite serait fatale. Michael ne sait rien et ne doit rien savoir. Il a assez de flair et bon sens pour se douter de quelque chose mais tout agissement doit sembler parfaitement authentique.

Le pauvre homme était sincèrement alarmé.
 
Mais s’il rate sa mission, les conséquences seront…
 
Elle lui coupa la parole d’un geste.
 
Imagine toi qu’il réussisse à éradiquer d’un seul coup les 8 hommes les plus importants du monde ?
 
…Ce sera bien pire...
 
Pire est peu dire ! Les gouvernements moldus atteints lanceraient une offensive impitoyable sur le monde sorcier anglais. Impitoyable, effective et sans aucune distinction.
 
Elle le laissa se faire son petit cinéma de la possible situation, sans se priver de poursuivre son petit discours informatif, aussi impitoyable que l’offensive envisagée.
 
Guerre totale et définitive. Et tu sais aussi bien que moi, que les Moldus ne sont pas du genre à faire les choses à moitié. Il n’en restera plus de trace, et ils s’en tapent d’être traités de génocides ou de quoi que ce soit d’autre. Ils auront assez de preuves à soumettre aux hautes instances comme pour prouver que les sorciers anglais étaient une menace mondiale.

Le plan consisterait donc à mettre en place des… sosies pendant que le vrai sommet se déroule ? Polynectar, je suppose ?
 
Davenport, on parle de moldus, là, pas question de Polynectar. Ce sera une parfaite mise en scène…après tout, que veut-on voir ? Réunion sécrète ! Rien que des rumeurs…Président Un Tel arrive…Une limousine, un petit drapeau…l’illusion est parfaite.  Tout est en place…Ce sera un bon tour de passe-passe…à la moldue !
 
Mais, les médias ne vont pas lâcher ce scoop un fois lancé !! Et on ne va quand même pas tolérer que le faux sommet se fasse raser quand même ?
 
Elle sourit, gravement.
 
Il y aura une attaque. Michael va la mener, sans doute. On les attendra. C’est un piège. Pas de crainte, De Brent est plus futé qu’un renard mais les autres…Bien entendu,  immédiatement, la Conférence de Londres sera annulée, dignitaires rapatriés en toute sécurité. Le monde entier comprendra alors que le sommet se déroulera tranquillement à des milliers de kilomètres d’ici.

Ah, pas bête… Je comprends. Le temps que les Mangemorts réagissent, le G8 sera terminé. Ça me semble parfait !
 
Je vois que tu as tout saisi !,  dit-elle sans pouvoir éviter un certain sarcasme.
 
Mais déjà il se levait, imbu de froideur et indifférence.
 
J’aimerais encore te demander un truc, toujours pour Michael… Pourrais-tu dénicher les plans de sécurité du faux G8 ?
 
Sam faillit soupirer mais se retint à temps.
 
Pas de problème.
 
Il lui donna des indications de comment s’y prendre d’un petit ton exaspérant, et l’informa en passant que la chouette avec son invitation n’était pas morte et qu’elle se trouvait à sauf, dans une belle volière.
 
*Vois pas pourquoi il serait crevé ou mort, l’oiseau…de Londres jusqu’á chez lui…pas malin quand même…enfin…chouette anglaise, elle aura eu le cœur faible !*
 
Bon vent, Sam.  
 
Et de faire demi-tour.
 
Une dernière chose, Justin…
 
Il n’y a plus rien à dire Sam… Le courant passait sans besoin d’en rajouter ! Maintenant, c’est disjoncté, le fil est brisé. Bonsoir.  
*Quel imbécile…imbu de soi, pour qui diables se prend-t ’il ?*
 
Elle eut un sourire en coin en le voyant aller vers la porte et quitter l’établissement.
 
Tant pis, tant mieux…je voulais simplement le remercier de sa précieuse collaboration, soliloqua-t’elle en se rasseyant et se servant un peu plus de vin, singulier bonhomme celui-là…m’enfin…

Dix minutes plus tard, un trasplanage la ramena chez elle.
 
La réaction de Justin lui semblait prévisible. Cet homme avait un égo bien cimenté, sa façon d’agir lors de cette espèce de rendez-vous de charme, lors de leur dernière rencontre, chez lui, n’avait pas été agréée. Elle aurait pu y penser mais se sentir déraper dans le mauvais sens ne lui avait pas laissé d’autre recours.  En fait, elle avait fui avant de se montrer faible et succomber au charme sûr de cet homme à facettes.
 
*Et merde, s’il n’a rien compris !*

Pas plus qu’elle.  Son héritage de vélane s’avérait être une malédiction plus qu’autre chose. Elle ne l’avait utilisé, sciemment, que très peu de fois.  Et vraiment à peine avec Justin…juste un petit peu…
 
*Et bien sûr, ça a tout fichu en l’air…il doit penser que je veux lui mettre le grappin dessus, à tout prix !*
 
C’est vrai qu’il l’attirait comme jamais un autre homme ne l’avait fait, mais tout de même, elle avait encore de l’amour-propre !
Les jours suivants furent une galère. Elle essayait de garder les idées claires, de ne pas penser à ce dernier entretien avec le sieur Davenport. Rien n’y faisait. Les documents demandés furent envoyés, comme requis, sortilège sécurisant en sus. Fin de l’histoire. Passer à autre chose. Et Dieu sait qu’il y avait pas mal à faire. Avec le restaurant, avec le B.I.C.  Pas de nouvelles directes de Michael mais une très discrète surveillance lui permit de savoir qu’il se débrouillait comme un dieu. Tout allait bien de ce côté-là, ça au moins !
 
Et puis, le bouquet arriva.  Le plus incroyable bouquet qu’elle n’ait jamais reçu de sa vie. Pas à dire, la personne qui l’envoyait qui devait s’être donné un mal fou pour le composer. La carte adjointe la laissa rêveuse, et encore c’est peu dire.
 
 « 21h au « Sense » Pardon, signé l’idiot.  »
 
Profond soupir. D’un doigt, elle caressa le carton en secouant la tête.
 
Parfait, cher idiot…je me demande comment tu as réussi à avoir une table pour ce soir ?
 
Elle s’en doutait bien et la seule idée de ce brave François soumis à un Imperium subtil la fit rire de bon cœur. Peu après, elle compulsait le livre de réservations.
 
Wow…Table pour quatre…Mr. Chesterfield et Co. devront dîner ailleurs, ce soir…Voyons quelle surprise me réserve Mr. Davenport…et laquelle je vais lui réserver lui !
 
François pâlit en la voyant arriver.
 
Oh, mon Dieu…mais quelle horreur ! Tu ne penses pas te présenter devant tous dans cette…euh…tenue !?
 
Qui sait ?...Tu vas me refuser l’entrée à mon propre restaurant ?
 
Le brave gars, se racla la gorge, opina du chef, porta la main à son front.
 
Euh…je devrais…ça casse l’image ! Samantha chérie…tu es...en jeans…ce T-shirt est d’un kitsch affreux…et oh non ! Ces…baskets !!!!
 
J’ai mal aux pieds…et puis, tu te plains toujours que je suis trop grande, ça te changera…et ma tête…quoi de ma tête !?

Je vais m’évanouir !
 
Tiens bon…c’est pour une bonne cause, c’est si affreux que ça !?
 
Tu es merveilleuse même avec de la farine sur le nez, ma chérie…mais là…pourquoi cette queue de cheval si…euh, déprimante ?
 
Disons que je veux me prouver quelque chose…
 
20 :49h. Cela faisait deux heures qu’elle regardait la montre chaque dix minutes. Un coup d’œil discret en salle l’informa de l’arrivée de l’objet de ses soucis. Tiens, il n’était pas seul. Un couple l’accompagnait.
 
*Des renforts !?*
 
La fille était très mignonne. Sans artifices et semblait être en train de beaucoup s’amuser. Le blond assis à sa droite était plus sérieux qu’un évêque et Justin avait l’air nerveux. Sam s’enferma dans son bureau, troqua le T-Shirt affreux contre un chemisier plus seyant , libera sa chevelure et la rattacha de suite. Maquillage si discret qu’on le devinait à peine. S’emparant de la petite fiole posée sur le lavabo, elle l’avala sans ciller. Tout pouvoir de vélane restait éliminé pour une durée de 24h, la rendant aussi humaine et démunie que n’importe quelle fille moldue.
 
Ok, on y va…
 
Soit, elle pouvait aussi se passer des baskets.  Des pumps on ne peut plus anodins firent l’affaire. Pas de parfum. Aucun artifice. C’était à prendre ou à laisser.
 
Bonsoir, Justin !...Suis un peu en retard, mais il y avait de la cohue en cuisine…

Sans attendre, elle s’assit à la place vide et dévisagea la jeune femme.
 
Je suis Sam…
 
L’autre eut un large sourire, plein d’entrain. Son shake-hand était, pas à dire, vigoureux. Elle se nommait Opal McLane et était, ses mots, sa concurrente la plus acharnée, de l’autre côté…à bon entendeur. Sans laisser Justin placer un mot, elle présenta son compagnon, un suédois.
 
Génial…j’espère que vous trouverez l’expérience enrichissante.
 
Elle se tourna vers Justin, avec un sourire tranquille.
 
J’ai adoré le bouquet, merci !
 
Il avait l’air assez surpris mais se reprit  comme on pouvait s’attendre d’un homme comme lui.  La soirée promettait. En tout cas avec Miss McLane, pas le temps de dépérir d’ennui. Elle était marrante, cette fille. Si franche et directe. Quel style déluré, quel entrain. Ses échanges avec Justin valaient le détour,  cryptiques parfois, si clairs à d’autres. Pas à dire, entre ces deux-là,  c’était de la confiance à toute épreuve. Le suédois, Erik, par contre résultait un peu plus mystérieux. Il fallait juste voir avec quel soin il dégusta chaque bouchée, comme s’il analysait le contenu de son plat.

Peu à peu, au cours de la conversation si animée, tout devenait plus clair. Opal était aussi un chef-cuistot, aux dires de Justin, de génie. Elle possédait son petit restaurant au Chemin de Traverse, inconnu pour Sam, et proposait des plats irrésistibles.
 
Je dois y aller à tout prix…mais je suis encore un peu assez touriste en ces terres anglaises…mais je trouverai bien le chemin pour y arriver, à ton restaurant…

Même Erik, pourtant si occupé à percer les mystères de la sauce de son filet de chevreuil, sembla saisir l’allusion. Justin se limita à sourire. Le repas se poursuivit allègrement. Ce soir, elle était une cliente de plus et s’en donnait à cœur joie, tout en observant le déroulement général, sans perdre détail. Tout marchait sur des roulettes.
On la reconnaissait pourtant, et il ne manqua pas l’un ou l’autre qui tint à venir lui présenter ses hommages. Le dessert fini, elle fit une proposition que personne ne sut résister.
 
Un petit tour aux cuisines ?
 
Le beau petit comité qui débarqua en plein coup de feu provoqué par l’arrivée, en retard, d’un certain Orlov et sa suite.
 
Rien de moins que 10 personnes…Soit, il a appelé pour avertir…sinon, je le mettais à la porte…, elle se tourna vers ses accompagnants,  milliardaire russe, il a réservé il y a 4 mois…regardez-moi sa commande !
 
On allait suer sang et eau pour être à la hauteur.
 
Ça  vous dirait de nous filer un coup de main ?...Je vous en serai redevable le restant de mes jours !
 
Hésiter ? Opal pas une seconde, elle enfila le premier tablier trouvé, sans se soucier de sa belle robe de soirée, et mit la main à la pâte avec une habilité enviable. Le suédois, suivit le mouvement. Justin semblait réfléchir.
 
Pas de souci…si ça ne te dit pas…c’est juste pour…détendre un peu. Opal semble beaucoup s’amuser…tu peux attendre à la table…elle est à toi pour ce soir…
 
Qu’il enfile le tablier la fit soupirer d’aise. Quel merveilleux spectacle que cet homme en action ! Elle serait restée là, à admirer son art parfait si François, définitivement plus pratique, ne l’avait secouée.
 
Soupire si tu veux, mais 10 russes là dehors, ça n’entend rien d’amours contrariés…et si ça continue à boire de la sorte…ce sera une CATASTROPHE !

En fin de comptes, ils s’amusèrent comme des petits fous. Les Russes étaient si satisfaits, qu’il fallut que Sam fasse une apparition en salle, d’où elle revint toute ébouriffée, le souffle court.
 
Ils ont tenu, TOUS, à me faire la bise…Mais je les ai mis gentiment à la porte, qu’ils aillent brailler ailleurs…on est libres pour ce qui reste de la soirée…François, une ronde de champagne pour tous…
 
Ils regagnèrent leur table. Fatigue ? Personne ne s’en plaignait.  Ils trinquèrent encore au bon succès de l’intervention avec les Russes. Ce fut Opal qui lança l’idée.
 
Aller danser ? Pourquoi pas ?, rien ne la tentait plus que danser de nouveau avec Justin, même si celui-ci s’était montré charmant, sans plus, pendant toute la soirée.
 
Quelle ambiance ! Magie ? Ils trouvèrent la table parfaite. La musique était au top. Opal qui ne s’ennuyait pas entraîna son suédois et au bout d’un instant, ils se déhanchaient allègrement sur la piste.
 
Tu me diras comment tu as réussi à l’avoir cette table ?...Comme au resto ?...Tu devrais avoir honte d’utiliser la magie de la sorte !...Fâchée ?...Pas le moins du monde…je trouve ça génial !...Sans exagérer, bien entendu…
 
*Et même si…tu t’en fous…et perds la tête…*
 
Pourquoi diable le D.J devait-il choisir ce slow particulièrement entraînant ? Et Justin Davenport se décider, justement là, à l’inviter danser ? Sam pressentit que c’était fichu d’avance au moment où il la prit dans ses bras…
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Samantha Forrester

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Re: Bon appétit!

Message par Justin Davenport le Jeu Oct 31 2013, 17:50

Et elle vint. Un poil en retard mais ce n’était pas lui qui allait lui en vouloir. N’empêche que la transformation était… étrange. Il se leva, par réflexe de bienséance, à son approche.
 
*Jouerait-on franc jeu ?*
 
Les amours de Davenport étaient un poème à elles seules.  Trop vite emballé, trop vite séduit, trop vite… déçu. Pas de sa faute s’il avait façonné un moule idéal pour la femme parfaite.  Était-ce celle-là ? Pas à dire ça avait plutôt mal débuté entre eux. Il se remettait mal du tourbillon vélane qui l’avait fait quasi disjoncter.  Mais, malgré cela, Samantha Forrester possédait quelque chose d’ineffable qu’il avait perçu en dépit de tous les artifices déployés inutilement.  Elle était là, s’assit… naturelle à n’en pas douter. Aucun chichi, la simplicité pure. Il jeta un œil discret à Opal une fois les présentations faites. Elle semblait approuver.  L’opinion de Miss McLane comptait énormément à ses yeux. Chacune de ses mises en garde ne s’était-elle pas avérée exacte ?  Cette fois, il ne voulait aucun faux pas.  
 
*T’emballe surtout pas. C’est peut-être une autre manœuvre !*  
 
Sous des dehors distraits, le Suédois lui parut futé, observateur. Pourquoi Opal l’avait-elle adjoint ? Justin avait sa petite idée sur la question.  
La soirée démarra sous les meilleurs auspices. Conversation fluide, libre :
 
Opal a son propre restaurant au chemin de Traverse. Rien de comparable à ceci, mais sélect chez les sorciers…
 
Une fois lancée sur son sujet, Miss McLane déballa du tout et rien s’adressant tour à tour à lui autant qu’à Sam rendant les échanges savoureux.
 
Je connais Opal depuis des années, elle supporte mes humeurs mais refuse mon aide pour s’agrandir…  
 
Je dois y aller à tout prix…mais je suis encore un peu assez touriste en ces terres anglaises…mais je trouverai bien le chemin pour y arriver, à ton restaurant…
 
*Si tu veux du tourisme, je t’en ferai connaître…*
 
Chacun se régala à sa façon. Entrée à tomber assis(s’ils ne l’avaient pas déjà été), un gibier fondant à souhait… Justin se sentait tomber et fondre aussi. Un coup de pied dans la cheville de la part de l’Australienne le ramena sur Terre.
Même habillée simplement, Sam était reconnue, adulée.  
 
*C’est amplement mérité !*
 
Grâce humble… Quel charme ! 
 
Un petit tour aux cuisines ?    
 
Erik en tête, tous y allèrent en riant. La curiosité du Suédois était presque gênante mais très amusante. Il reniflait partout, ne se gênait pas pour goûter de tout en changeant de couverts, commentait. Opal le remit à l’ordre.  
Puis vint un coup de feu inattendu.  Un milliardaire russe débarquait, sa commande dépassait les capacités du personnel en place :
 
Ça  vous dirait de nous filer un coup de main ?...Je vous en serai redevable le restant de mes jours !
 
Le restant, vraiment ? (Sourire moqueur)   
 
 Si ça ne te dit pas…c’est juste pour…détendre un peu. Opal semble beaucoup s’amuser…tu peux attendre à la table…elle est à toi pour ce soir…
 
Te fous pas moi *encore*
 
Ils retroussèrent leurs manches, enfilèrent les tabliers et relevèrent le défi dans la bonne humeur.  
 
Erik, non ! Pas d’estragon dans le Bortsch ! Opal, distrait un peu les autres… faut accélérer la cuisson, là…  
 
En principe, une bonne soupe demande 3 heures, là, elle fut au top en 10 minutes. Suivirent des plats plus traditionnels pour la plupart déjà prêts à l’envoi. Une Sam ébouriffée revint de salle :

Ils ont tenu, TOUS, à me faire la bise…Mais je les ai mis gentiment à la porte, qu’ils aillent brailler ailleurs…on est libres pour ce qui reste de la soirée…François, une ronde de champagne pour tous… 
 
Opal et Erik discutaient boutique, lui ne regardait qu’elle, sans commentaires.  
Aller en boîte ? Que mijotait l’Australienne ?
Tandis que les « jeunes » se contorsionnaient bizarrement sur la piste, il demeura assis face à Sam qui, pour engager la conversation demanda :
 
Tu me diras comment tu as réussi à l’avoir cette table ?

Comme pour ta table de ce soir ( petit geste du poignet à la clé)
 
...Comme au resto ?...Tu devrais avoir honte d’utiliser la magie de la sorte !
 
Parfois faut forcer sa chance ! Ça t’embête ?
 
...Fâchée ?...Pas le moins du monde…je trouve ça génial !...Sans exagérer, bien entendu…
 
Je n’exagère jamais… en rien !
 
Oh, le beau slow !  Il se leva, s’inclina, elle ne refusa pas.
La tenir dans ses bras était comme retenir un rêve inavoué longtemps espéré.  
Portés par la mélodie, ils se contentèrent de s’enlacer sans rien échanger.  
La magie se brisa avec le retour des rythmes endiablés !  
 
Je déteste cette musique. On fout le camp ? … ben, m’ont l’air assez occupés pour se soucier de nous, non ?  
 
Il retint sa main dans la sienne en marchant sur une berge de la Tamise. Elle n’avait pas froid, lui non plus.  
 
Je… je voudrais la franchise, finit-il par dire en s’arrêtant. Pas de faux-fuyants, ni de faux-serments. Regarde-moi, s’il te plait.
 
Il la sentait démunie, vulnérable. Avait-elle volontairement choisi cela ?  Sous la lune, même sans enchantement, ses yeux étaient magiques. Il ne put s’empêcher de lui caresser les cheveux :
 
Sam… je sais que tu sais que je sais, etc. Quelque chose s’est passé, quelque chose se passe.  Je ne veux rien gâcher, jamais… Je peux être un livre ouvert à tout ce que tu voudras mais jamais, jamais plus, n’essaye de me leurrer.
 
De son pouce il lui effleura les lèvres avant d’y ajouter un baiser de papillon.
 
Je te raccompagne.  
 
Sur le seuil, un sourire, un autre mini bisou, il s’en alla, beaucoup plus léger que quelques heures avant.  
 
Qu’étaient devenus les plans transmis ? Ça le turlupinait drôlement. Au bureau des Aurors, il capta des infos alarmantes. Quelqu’un avait cafté ou quoi ? Agitation de l’Ordre, agitation… partout.
 
*Merde, les Mangemorts marchent à fond… Michael…*
 
Appels vains, incartabilité, eh zut!
 
L’alerte sonna : réquisition de tous les Aurors disponibles. Il était du lot. Destination G8.  
 
Toutes les forces étaient mobilisées, même plusieurs unités moldues.
Comme un fou, il débarqua au « Sense » :
 
Miss Forrester, c’est urgent ! TRÈS URGENT !
 
 Elle semblait si… paisible.
 
Sam, ils attaquent! Ce sera un massacre!  
 
Pâlit-elle un peu ? En tout cas, elle l’entraîna vers une arrière-boutique où elle se changea non sans l’interroger :
 
… je sais que c’est en cours. Michael se sert des plans fournis. Il aurait dû piger que c’était trop facile… Faut le sortir de là, tout de suite !  
 
Ils débarquèrent en plein cauchemar…
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Justin Davenport
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