No way out

Page 1 sur 3 1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

No way out

Message par Alix Blackstorm le Mar Oct 01 2013, 20:08

Bien, mal, la balance oscillait sans cesse. Elle s‘était démarquée mais refusait d’être marquée. La fortune lui était tombée dessus d’un coup mais cela importait peu. Oui, elle avait fréquenté des gens dits infréquentables. Jusqu’ici, pour ce que le gouvernement officiel lui avait rapporté…
Elle n’avait pas été sans remarquer l’ascension extraordinaire de celui qui se faisait appeler Lord Voldemort. Elle ne l’avait jamais croisé et, au fond d’elle-même, aurait bien souhaité qu’il en reste ainsi. Hélas… On la cueillit par un beau soir pour la conduire dans un sombre manoir.
Misère, c’était quoi ce… monstre ? Une face plate, yeux rouges…
 
Miss Blackstorm… Alexandra… Alix… J’ai besoin de toi…

Elle osa braver l’inimaginable :
 
Je vous connais... Vous êtes infâme !
 
Pas autant que tu crois, chère nièce…
 
Pour un coup de poignard, elle s’en prit un, en plein cœur.
 
Il fut un temps où je m’appelais Tom Jedusor. Rien qu’à ta figure, je vois que ça te dit des choses. TU N’Y CHANGERAS RIEN, nous sommes du même sang !
 
Elle se tut et ferma son esprit. Il se mit à rire. Rire qui ressemblait à un sifflement de serpent :
 
Tu es digne de moi ! On va s’entendre.
 
Un endoctrinement sévère commença.
 
1 an plus tard
 
Ce n’était pas facile du tout ! Ses débuts d’apprentie mangemorte avaient soulevé des questions au sein du staff qu’elle honnissait de plus en plus, impossible autrement. Ce que cette bande inventait était si dément… On exigea des preuves de son bon vouloir, si elle n’avait pas obéi Merlin sait ce qui lui serait arrivée. Elle avait dû appliquer des Doloris à des moldus, à des sorciers récalcitrants, pire faire croire qu’elle en jouissait et tout ça à la barbe – qu’il n’aurait plus jamais – de son « oncle ».
Quand son allégeance pleine et entière fut prouvée, la confiance s’installa et donc sa trahison aussi.  
Les coudées plus franches, elle put – très en douceur – contrarier certains plans. Bellatrix Lestrange demeurait cependant très suspicieuse à son égard mais Alix se  montra hautement prudente.
Elle redoutait l’imposition de la marque des damnés. Par veine, Voldy l’avait à la bonne ; il ne la réclama pas. Bella lui fit tout une scène à ce sujet, il fut sans détour :
 
Non marquée, elle pourra mieux s’infiltrer dans les rangs ennemis. J’ai dit !  
 
En fait, Alix suspectait le Lord de lui laisser une porte de sortie en cas de capture :
 
*Cet honneur au sang, te conduira en enfer, « tonton » *
 
Et il y eu le cas de Brent.
 
Un vrai revenant, celui-là.  Issu d’une famille de Mangemorts patentés, il avait renié de son sang,  refusé toute possible allégeance au Maître des Ténèbres et filé, disparaissant du décor pendant de nombreuses années. Maintenant, le gars osait se représenter et jurait sa fidélité sur tous les tons. Des renseignements réclamés semblaient attester du repentir sincère.
Évidemment, le Lord n’allait pas lui tendre ses affreuses mains ainsi ! Il manda Alix :
 
As-tu du véritaserum prêt ?
 
Non, mentit-elle. Mais je peux en faire très vite. C’est pour de Brent ? Pourquoi ne me laisserais-tu pas l’interroger à… ma façon ?
 
Tout cela accompagné d’un sourire fielleux au possible. L’infâme rigola.
 
Amuse-toi avec lui mais prépare quand même la potion.
 
Je m’y mets de suite, il me faut trois jours.
 
Ses fioles, cornues et autres, se transvasèrent, bouillirent. Elle alla dans le cachot.
Il y gisait sur une paillasse, une simple cruche d’eau en compagnie ou peut-être un rat ou deux en sus. Le regard qui lui tomba dessus démontra déjà beaucoup : arrogance, ténacité ! Mais quel éclat… troublant.
 
Je suis Alix Blackstorm… votre bourreau ? Ça dépend de vous ! Soyez certain que j’userai de tous, TOUS les moyens pour obtenir la vérité.

 
Elle n’avait été sans remarquer avoir été suivie par Bellatrix.
 
*La harpie guette un faux pas !* ENDOLORIS !
 
Elle lui en appliqua trois puis le quitta, sans rien avoir obtenu de plus que ce qu’il prétendait depuis le début, sauf qu’elle eut l’intime conviction que ce gars racontait des salades.

Le lendemain, même traitement prévu seulement ils furent laissés seuls :
 
Hurlez comme un damné ! Obéissez ! Endoloris !
 
Son sort frappa à côté.
 
Écoutez, ce n’est pas un stratagème. Vous pourriez le croire mais je vous jure que non. Regardez mes bras, je ne suis pas marquée ! … Je ne travaille pour personne. Je suis obligée d’être ici. Je les contrarie autant que je peux ! … je le sais parce que j’ai une source d’information externe… je ne peux pas vous le dire, c’est vital. Je sais que des documents ont été falsifiés, ça vous suffit ? Hurlez encore, ça fera plus vrai. Endoloris ! … Je suis autant en danger que vous ! *sinon pire !* vous me dénoncez, je vous dénonce, ok ?... demain, je vous donnerai du véritaserum trafiqué. Vous raconterez ce que vous voudrez, on vous croira, cette fois !
 
Il voulut savoir pourquoi elle faisait ça, bonne question !
 
Disons que c’est… personnel. Allez, hurlez encore et ayez l’air crevé !
 
 Alix n’était pas stupide. Elle était parée à toutes éventualités. Si elle s’était trompée sur de Brent, ils pourraient courir pour l’attraper.
 
On avait « préparé » le « patient » devant la longue table qui servait aux réunions du staff. Alix entra, fiole en main. Elle en versa trois gouttes dans un verre d’eau sous l’œil inquisiteur du Lord, de Bella, et de Lucius Malfoy. Sans trembler, impavide, Alix porta le verre aux lèvres de De Brent :
 
Attendez ! grinça Bella. Lucius, prends ce verre et bois-le !
 
Hein ? Mais pourquoi ?
 
Parce que je me méfie d’elle, encore et toujours.
 
Tu es ridicule à la fin.
 
Fais-le !  
 
Voldemort opina de son crâne chauve. Lucius but et, aussitôt sa femme le bombarda de questions :
 
Où étais-tu vraiment la nuit dernière ?
 
Chez Ambrosia McDougall.
 
Tu couches avec elle ?
 
Une fois, rien qu’une…
 
Il se prit une baffe monumentale et, pestant son épouse dit :
 
C’est bon !
 
Alix versa trois gouttes dans un autre verre. Nul ne vit qu’il ne s’agissait pas du premier flacon utilisé.  
avatar
Alix Blackstorm
Admin

Messages : 59
Date d'inscription : 09/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Michael De Brent le Mer Oct 02 2013, 11:12

À manière d’accueil, il se prit un Doloris qui le cloua au sol. S’en serait suivi un Aveda sans l’intervention du maître de céans. Michael serra les dents et parvint quand même à se redresser mais n’alla pas plus loin, la poigne d’acier de son père l’empêcha de se relever, l’obligeant à rester à genoux, face à lui, la tête basse, comme il convenait à tout repentant en quête de pardon.
Ce ne fut pas affaire facile. Impossible rêver à un pardon instantané, mais il avait misé juste sur l’affection de son père. Il avait été son orgueil, son meilleur espoir, au détriment des deux aînés et il l’avait trahi, déjoué ses desseins en refusant l’honneur offert, reniant d’une Cause tenue pour l’Unique. Simon et Ariana furent très déçus quand, au lieu de le tuer sur place, leur père s’était montré presque ému de son retour, pour le moins inattendu.
 
*Bon…suis pas mort, déjà ça de gagné !*
 
Vaincre la suspicion envenimée de ses aînés prendrait du temps, mais tout compte fait, Michael s’en fichait, c’était l’appui du puissant Demetrius De Brent qui l’intéressait plus que tout. Et il l’eut.  Cela obéit à plusieurs raison, une d’elles, la plus valable, était que les Mangemorts avaient besoin de sang frais pour remporter celle qu’ils pensaient serait la victoire tant attendue pour soumettre le monde sorcier.
C’est ainsi, qu’il fut présenté au Maître tout puissant et à son staff. La suite n’eut rien d’agréable, ils étaient loin de montrer la quasi bienveillance de son père. Il en vit de toutes les couleurs, agréa de quelques tortures raffinées appelées à le faire avouer tous ses péchés. Un entraînement extrême l’avait préparé pour tenir convenablement à ces sévices et sa confession sembla assez convenir à ceux qui l’écoutèrent, mais comme on pouvait bien le supposer, ils ne se laisseraient pas embobiner si facilement.  On le jeta au fond d’un cachot, au pain et à l’eau, avec quelques rats pour toute compagnie.
 
Et puis, la miss se pointa.  Il aurait pu s’y attendre.
 
Je suis Alix Blackstorm.
 
Enchanté, je suis Michael De Brent, mais ça vous le saviez déjà, sans doute…alors, on vous a désignée comme mon bourreau ?
 
Il ne se gêna pas le moins du monde pour la jauger des pieds à la tête d’un œil crâneur.
 
*Beau brin de fille… *
 
Elle était « charmante ».
 
Votre bourreau ? Ça dépend de vous ! Soyez certain que j’userai de tous, TOUS les moyens pour obtenir la vérité.
 
Oh, m’en doute pas…faites comme il vous semblera, j’ai rien de nouveau à dire !
 
Bellatrix Lestrange s’était faufilée dans le cachot, sans doute pour jouir d’une nouvelle séance de torture.  Miss Blackstorm n’y alla pas de main morte, ses Doloris firent un mal de chien mais, comme dit, Michael ne changea pas un mot à ses déclarations. Apparemment satisfaite de le laisser en état de lavette, elle s’en alla. Heureusement, Mrs. Lestrange la suivit.
 
Le lendemain, il finissait de disputer son petit déjeuner aux rats quand sa tortionnaire s’amena de nouveau et lui tint d’ étranges propos.
 
Hurlez comme un damné ! Obéissez ! Endoloris !
 
Il resta coi, se contenant de la regarder alors que son sortilège allait frapper les pierres. Elle sembla s’impatienter.
 
Écoutez, ce n’est pas un stratagème. Vous pourriez le croire mais je vous jure que non. Regardez mes bras, je ne suis pas marquée !
 
Je vois, en effet, vous avez des très jolis bras !
 
Ce n’était pas ce qu’elle aurait voulu entendre, il en était sûr.
 
*Qu’est-ce qu’elle croit ? Que je vais tomber dans le panneau ? Cours toujours, ma belle !*
 
Mais la voilà qui clamait, à voix basse, des vérités assez surprenantes. Comme quoi elle ne travaillait pour personne, que sa fin n’était autre que de contrarier les desseins des Mangemorts et qu’elle avait des sources d’information externes. La mention de documents falsifiés faillit le faire disjoncter mais réussit à maintenir une expression blasée, moqueuse même. Elle n’était qu’une affabulatrice employant des fins moyens.
 
Elle s’en tint à son rôle. Lui au sien. Le lendemain, après un concluant interrogatoire au Veritaserum, on finit par accepter sa version des faits. Blackstorm avait tenu parole. La suite fut celle attendue. Deux jours plus tard, lors d’une sombre cérémonie, à laquelle assista sa famille en plein, et la crème des Mangemorts,  le Lord en personne posa la Marque sur son bras gauche.  Il avait vendu son âme au Diable !
 
Très rapidement, il se démarqua entre ses « coreligionnaires ». Il participait aux missions les plus audacieuses. Prenait des risques impossibles, affrontait l’ennemi avec une désinvolture quasi suicidaire et n’hésitait pas à tuer ou torturer, sans rien perdre de son arrogance ni son sourire blasé.
 
Vivre à la campagne l’accommodait. Son nouveau domicile, baptisé La Tanière, résultait parfait pour ses desseins. Éloigné de tout et facile à protéger contre les intrusions indélicates de curieux de toute sorte. Le cadre se complétait avec Bikita, son elfe, et Apache, son « chat ». La compagnie féminine ne manquait pas mais il répugnait d’emmener ses conquêtes au cottage,  préférant pour cela un appartement en ville.
 
Il croisait souvent Alix Blackstorm mais la jeune femme jouait les indifférentes et il ne vit aucun besoin de forcer sa réserve. En toute évidence, ils ne se vouaient aucune sympathie et si cela avait dépendu de Michael,  leurs relations distantes en seraient restées là.
 
Mais la Maître semblait avoir d’autres idées…


Dernière édition par Michael De Brent le Mar Oct 08 2013, 10:50, édité 1 fois
avatar
Michael De Brent

Messages : 76
Date d'inscription : 08/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Alix Blackstorm le Ven Oct 04 2013, 15:34

Il ne l’avait pas dénoncée mais avait subi l’apposition de la marque de l’infamie avec le sourire. Quelque part cela lui fit mal. Leurs chemins se séparèrent. Voldy voulait qu’elle cavale à travers le monde. Un jour ici, un autre là. Obéir, fournir ce qu’elle savait quand, de rares fois, elle pouvait à qui entendrait…
C’était usant. Selon les échos, De Brent montait en grade, audace et cruauté. Il menait une vie dissipée… des deux côtés. Cela lui importait peu. :
 
*Du moment qu’il la boucle !*
 
Des doutes très sérieux, elle en avait. Cependant sa non-dénonciation prêchait en sa faveur.
Il menait son combat, elle le sien. Elle aurait aimé que cela dure ainsi, hélas il n’en fut rien…
 
Autour de la longue table, le staff complet était réuni. Pas besoin des affreux masques, ils se connaissaient tous. Selon la nouvelle habitude, Voldemort la plaça à sa droite, Bellatrix à sa gauche.
 
D’abord, félicitation à tous pour vos efforts, nous progressons. Maintenant, il est plus que temps de cesser de n’être qu’intimidants. Coordonner une attaque contre les dirigeants moldus de ce pays est devenu primordial. Alix, ma chère, tu devras nous fabriquer une arme biologique suffisamment puissante pour paralyser, ou anéantir – on s’en fout – les haut-dignitaires. Michael, tu es le plus moldu de nous tous. À toi de bousiller leur système électronique de communication, une fois en place. Voici vos nouvelles identités. Bien sûr, ma chère, on compte sur ton polynectar...
 
D’autres ordres fusèrent.
Comme à chaque fois qu’elle était en présence de son « oncle » Alix maintint un parfait contrôle de son esprit. Sentir la main infâme sur la sienne lui donnait envie de gerber mais encore plus ce qu’il venait de réclamer.
Fidèle à son rôle, elle opina en se demandant comment gérer ça.  
 
Chez elle, elle libéra sa colère :
 
Une arme biologique ? CE GARS EST FOU !  
 
Ne pas le satisfaire risquait de la compromettre. Avertir ces gens, aussi ! De plus, il lui foutait De Brent dans les pattes ! Elle fracassa quelques bibelots sous l’œil effaré de son elfe puis alla préparer le polynectar, pour commencer.
Plus posément, une fois la mixture en route, elle réfléchit. Un paralysant lui sembla LA solution.
Seulement, De Brent y passerait aussi. Il en avait trop fait. Autant de trucs innommables ne pouvaient rester impunis. Le but qu’il poursuivait lui était étranger, tout comme lui. Peu importait.
 
En principe, il fallait près d’un mois pour élaborer du polynectar. Sa formule adaptée n’en requérait que quatre jours. Son gaz en demanda encore moins. À base de curarisant rendu volatil, elle en fabriqua aussi l’antidote.
 
Le rendez-vous avec De Brent, parvenu par hibou, lui déplaisait. Mais puisque le ministère siégeait en quartier moldu… Elle faillit se perdre trois fois, risqua d’être renversée par des automobiles, se fit invectiver, insulter mais parvint à bon port, quoique un peu échevelée.
Un hôtel de luxe…
 
*Pas à dire, Monsieur aime ses aises…*
 
Elle ne s’étonna pas trop qu’on la dévisage dans sa longue robe et cape. Elle dépareillait beaucoup vis-à-vis de la « faune » locale. De Brent ne sut pas sa chance d’éviter une baffe quand il se tordit de rire en l’introduisant dans sa chambre.
 
... Moquez-vous ! Fallait prévenir ! Vous avez les cheveux ?
 
Il les avait obtenus, Merlin sait comment, elle s’en fichait. Pourtant, lorsqu’elle vit la photographie de celle à qui elle allait ressembler dans les minutes suivantes, elle accusa un choc. Petite, boulotte, cette Jenkings était ingrate à souhait ! Pour « compenser », il lui montra sa future apparence et elle ne put refréner un sourire en coin :
 
On est lotis à la même enseigne !
 
La transformation ne fut pas trop douloureuse. Ils y passèrent l’un après l’autre dans la salle de bains ( assez extraordinaire vue par Alix)  
Un couple bizarre sortit de l’hôtel. Le beau – ben faut le dire – Michael, avait encaissé trente ans de plus et de sa blondeur ne subsistait que quelques mèches sur un crâne très dégarni.   
Aucun commentaire sur leurs apparences ne s’échangea. D’un pas ferme – trop en raison de l’âge apparent – il l’emmena trois rues plus loin vers un immeuble. Il lui rappela sa leçon, elle se rebiffa :
 
Je sais ce que l’on attend de moi ! Lâchez-moi le bras !  

C’était lui qui couvrait la partie tactique, elle dut donc subir ses foudres verbales.
 
…Ok, j’ai pigé. Le système de ventilation au sous-sol.
 
Elle était technicienne de surface, lui un vieil habitué des lieux qui avait aidé à l’informatisation du site.
Selon les renseignements, malgré l’heure tardive, une réunion importante se tenait au 10ème.
 
Je diffuserai le gaz dans 10 minutes… bien sûr que je sais ce qu’est une montre ! Faites ce que vous avez à faire, je fais de même !  
 
Se comporter en moldue fut extrêmement difficile. D’abord, son apparence, puis l’attitude à prendre… Il y réussissait mieux qu’elle, pas à dire. Aux ascenseurs, ils se séparèrent :
 
Ici, dans 20 minutes, ok. *Compte dessus, bois de l’eau claire !* Buvez ça, c’est l’antidote.  
 
Une fois le gaz diffusé, elle laisserait tout en état. Après, elle jurerait avoir donné l’antidote à De Brent mais qu’il ne l’avait sans doute pas avalé à temps.
Dans le sous-sol, elle ouvrit sa petite fiole d’où s’éleva une fumée rosée.
 
*Bon repos à tous…*
 
Sa montre consultée, elle vérifia le timing puis remonta. Ça roupillait partout. Satisfaite, elle s’apprêtait à vider les lieux quand, à son énorme surprise, sa route croisa celle du chenu quitté plus tôt. Les contractions de la transformation inverse s’annonçaient chez les deux. Elle récupéra la première et voulut prendre la clé des champs. Une poigne de fer l’en empêcha…  
avatar
Alix Blackstorm
Admin

Messages : 59
Date d'inscription : 09/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Michael De Brent le Mer Oct 09 2013, 10:56

La première phase  pouvait être considérée un franc succès.  Il avait atteint son but sans trop de mal. Porter la marque infâme n’était pas pour le réjouir outre-mesure mais c’était un mal nécessaire et allait de la main avec  sa nouvelle filiation.  La deuxième partie du plan consistait à vaincre la naturelle suspicion de ses coreligionnaires et jusque-là, il ne s’y prenait pas trop mal, jouant de tous les atours disponibles, et quand on dit tous, c’est exactement de cela qu’il s’agit !
 
Michael n’avait jamais eu du mal avec les femmes, ni les femmes avec lui. Il les attirait, et elles lui plaisaient. Certes, il ne jouait pas les excessivement sélectifs, mais choisissait ses compagnes en fonction du degré d’utilité qu’elles pourraient avoir pour le succès de sa mission.  C’est ainsi que son amitié très rapprochée avec un de ces dames du cercle d’intimes du Maître, s’avérait une véritable aubaine et lui donnait droit à certaines primeurs autrement quasi impossibles de percer.
Mais sa vie ne se passait pas rien qu’en aventures galantes, les missions se succédaient, de plus en plus risquées, prenant une tournure quasi suicidaire parfois. Les Mangemorts multipliaient leurs raids, provoquant des victimes, la plupart innocentes, dans le camp adverse, mais essuyant aussi des cuisantes défaites. Pendant un de ces  attaques, ils rencontrèrent une féroce résistance et les pertes dans leurs propres rangs obligèrent à un repli en catastrophe. Michael n’avait pas pris part à cette mission. Le Maître l’ayant envoyé en Cornouailles pour une action punitive individuelle, qu’il acquitta à sa façon.  À son retour l’attendait la nouvelle de la mort de son frère Simon. Il ne pouvait pas sentir du chagrin, mais dut feindre une certaine consternation pour faire bonne figure face aux autres. Sa sœur, Ariana ne fut en rien dupe :
 
Tu es content, sans doute, la disparition de Simon te laisse en première ligne pour devenir l’héritier de Père !
 
Michael n’avait même pas pensé à cette possibilité, il avait d’autres affaires bien plus graves en tête comme pour s’intéresser à des histoires d’héritage. Battant de froid sa sœur, il préféra se retirer chez lui, ce qui ne surprit personne. Même les Mangemorts ont droit à faire leur deuil en privé. Quelques jours plus tard, il revit son père lors de l’enterrement, sans savoir que ce serait la dernière fois. La mort de son fils aîné fut un coup dont Demetrius, affaibli et malade supporta mal. Il mourut subitement peu de temps après. Son fils cadet n’assista pas à ses obsèques, il se trouvait pour alors en mission sécrète, loin de l’Angleterre.
Réunion de staff. Depuis un certain temps, Michael avait l’honneur d’y siéger et en récompense pour ses loyaux services, sa place était chaque fois plus proche au Maître, ce que la plupart voyait de mauvais œil. Miss Blackstorm détenait l’honneur suprême en étant à droite du Lord, alors que Bellatrix rongeait son frein, à gauche.
 
Le Lord les régala d’un petit discours pour féliciter leurs efforts avant de se lancer avec une de ses idées  mégalomaniaques : attaquer les dirigeants moldus.  Et il avait même concocté un petit plan hors-norme pour parvenir à ses fins :
 
Alix, ma chère, tu devras nous fabriquer une arme biologique suffisamment puissante pour paralyser, ou anéantir – on s’en fout – les haut-dignitaires. Michael, tu es le plus moldu de nous tous. À toi de bousiller leur système électronique de communication, une fois en place. Voici vos nouvelles identités. Bien sûr, ma chère, on compte sur ton polynectar.

 
Michael se garda bien de donner son opinion et même d’y penser. Il valait mieux garder l’esprit hermétique pendant ces réunions où la Legilimencie battait son plein. Il se félicita d’être un bon Occlumens.  D’autres ordres tombèrent, aucune ne le concernant, il put concentrer son attention sur sa nouvelle coéquipière.  Alix Blackstorm était de ce genre de femme qui ne peuvent pas passer inaperçues.  Grande, mince, traits classiques, c’étaient ses yeux surtout qui retenaient son attention. Il les avait crû noirs mais ils étaient d’un bleu de nuit, insondable. La miss en soi l’était. Froide, hautaine, affichant une indifférence parfaite pour tous et chacun. Michael aurait pu jurer que la main du Maître, posée sur la sienne, la dégoûtait fortement mais bien sûr, elle resta impassible.
 
De retour au monde moldu, Michael  envoya un message crypté à son unique contact puis passa à peaufiner certains plans pour mener à bien sa mission, tout en contrariant le mieux possible les desseins du Lord. Travailler en tandem avec miss Blackstorm  serait toute une expérience. Leur terrain d’action serait le monde moldu et peu de fois il avait connu une sorcière aussi stricte que celle-là.  Pour elle, ce monde parallèle avait beau exister, elle se sentait à l’aise dans son monde, point barre.
 
*Ce ne sera pas être triste !*
 
Il se doutait bien que le rendez-vous donné, en plein Londres moldu ne serait pas pour plaire à laMiss. Le choix du Savoy n’obéissait à aucune envie de l’épater mais tout simplement au fait que la situation était privilégiée, le service impeccable et la table, superbe. Michael aimait vivre à son aise et puisqu’il en avait les moyens, autant de pas s’en priver. Il occupait une magnifique suite avec vue sur la Tamise et en cette fin d’après-midi, l’impatience commençait à faire fort. Chose inouïe, Miss Blackstorm était en retard. Il l’aurait crue plus pointilleuse au détail.
En lui ouvrant la porte, il comprit beaucoup de choses et ne put s’empêcher de rire de bon cœur. La miss le fusilla du regard et fut, sans doute, tentée de lui taper dessus.
 
Excusez-moi, mais c’est trop fort…Vous êtes venue jusqu’ici…dans cette tenue ?
 
Vêtue en parfaite sorcière, elle était très élégante, certes, mais ne passait absolument pas dans le décor.
 
Moquez-vous ! Fallait prévenir ! Vous avez les cheveux ?
 
Prévenir ? Vous savez quand même lire, non ? Pas de Savoy au Chemin de Traverse…enfin, oui, j’ai tout !
 
Un quart d’heure plus tard, ils avaient bu le Polynectar  et pris leur nouvelle allure. Déprimant. Si Miss Jenkins était moche à souhait, Mortimer Savage, ne valait pas mieux. Ils quittèrent l’hôtel sans attirer l’attention et se rendirent sur les lieux de leur mission, à pied. Petit briefing de dernière minute qui ne fut pas bien reçu :
 
Je sais ce que l’on attend de moi ! Lâchez-moi le bras !  
 
Sans chichis, gronda-t’il, j’ai besoin d’un certain temps pour introduire le virus dans leur système et ficher en l’air leur sécurité. Soyez discrète, vous êtes une simple femme de ménage, plus trop jeune, alors profil bas, baissez le nez et traînez la savate, c’est ce qu’on attend de vous, entendu ? Et arrêtez de regarder autour de vous avec cet air effaré…vous êtes une moldue !

Peine perdue. Elle était plus raide qu’un piquet. Heureusement que plus grand monde ne traînant par là à cette heure, le risque qu’on la remarque était minime. Ils accordèrent un rendez-vous 20 minutes plus tard et chacun prit son ascenseur. La miss lui avait remis une fiole, soi-disant avec l’antidote au gaz, mais Michael avait pris ses propres mesures pour y pallier.
 
*Sais pas où elle veut en venir mais s’y prend très bien…Drôle de femme !*
 
Il eut la confirmation peu après. La miss libéra le gaz dans la ventilation, cinq minutes avant l’heure prévue. Il passa son masque et procéda tranquillement à s’acquitter de sa propre mission. Il bidouilla par ci, par là, causant des ennuis mineurs, rien du spectaculaire attendu par leur Maître.
 
*Suffira de raconter qu’ils avaient mis un Firewall infranchissable…qu’on me pende si Tête de Lézard s’y connait en informatique !*
 
Revenu au rez de chaussée, il y trouva Miss Blackstorm toute prête à prendre la clé des champs.
 
Pas si vite, ma jolie…vous oubliez qu’on est une équipe ?, il lui passa le masque anti-gaz sous le nez, vous pensiez que je suis né de la dernière pluie ou quoi ?...Allez, venez, on discute ça plus tard !
 
Les effets du Polynectar s’effaçaient rapidement. Ils avaient retrouvé leur allure normale avant de quitter l’immeuble. Il la tenait du bras, se fichant de ses efforts pour se défaire de sa poigne.
 
Arrêtez ce cirque ou je vous stupefixe ! Vous me devez une paire d’explications et vaudra mieux qu’elles soient bonnes, sans quoi  vous vous imaginez bien…

Elle sembla réfléchir aux possibles retombées alors qu’il se décidait pour un trasplanage direct dans sa suite. Là, elle se rebiffa, furieuse.
 
On se calme, ma jolie ! Asseyez vous !
 
Sans demander son avis, il servit à boire et lui fourra un verre dans la main.
 
On ira pas loin si vous êtes si coincée…et en plus allez déguisée par là comme si on était à Halloween…Très sérieusement, figurez vous ! Le Boss veut qu’on s’acquitte de cette mission à deux, alors on le fera…Allez pas croire que cela m’enchante…Attendez moi ici, ne touchez à rien et surtout, n’essayez pas de filer…je sais où vous retrouver, le cas étant !
 
Moins d’une heure plus tard, il était de retour avec plusieurs paquets.
 
Ouvrez-les, c’est pour vous…impossible de vous sortir avec cette allure…Oui, ma chère, nous allons rester ici. Pour bien combattre un ennemi, il faut le connaître et d’après ce que je vois, vous n’avez pas grande idée de ce qui se passe de ce côté-ci…Moi ? Vous avez bien entendu ce qu’a dit le Lord !

Il s’assit face à elle en la dévisageant durement.
 
Je ne sais pas le nom de votre jeu et cela ne m’intéresse pas, mais n’essayez pas de jouer les finaudes avec moi, compris ! …je pense que ça suffit pour ce soir, on va monter notre dîner. Allez plutôt vous changer…ou restez dans la salle de bain, au choix !
 
Ce fut un morne dîner. Il fut, sans doute, le seul à faire vraiment honneur aux mets servis. Alix Blackstorm boudait très dignement, sans en faire un secret. Elle ne pensait pas lui rendre la vie facile, et il n’avait aucune envie de la chouchouter.
Le lendemain, Michael, faisant entorse flagrante au rigoureux de leur mission, s’amusa comme un fou en faisant découvrir à cette fine sorcière les bonheurs du transport en commun, lors d’une épique balade en métro. Sûr qu’elle ne voulait que lui décocher un mauvais sort, il mena la leçon jusqu’à l’entraîner dans un McDo et la mettre face à un BigMac !
avatar
Michael De Brent

Messages : 76
Date d'inscription : 08/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Alix Blackstorm le Sam Oct 12 2013, 09:59

Elle avait cru le piéger mais c’était elle qui l’était :
 
Arrêtez ce cirque ou je vous stupefixe ! Vous me devez une paire d’explications et vaudra mieux qu’elles soient bonnes, sans quoi  vous vous imaginez bien…
 
Quelques secondes plus tard, pas le temps de discuter, il avait entraîné Alix dans un transplanage éperdu, direct dans sa suite.
 
Je n’ai aucun ordre à recevoir de vous, ni à répondre à vos insinuations douteuses ! J’en référerai à qui de droit, soyez en sûr !

On se calme, ma jolie ! Asseyez-vous !  
 
Que faire d’autre que d’obtempérer et écouter un gentil laïus. Elle s’étonna qu’il la laisse seule pendant presque une heure après un discours farfelu mêlant son oncle et Halloween. Pour ne toucher à rien, elle obéit. À part le lit, cette suite était nantie d’un tas de trucs si… bizarres ! Elle profita de ce répit pour réfléchir à la meilleure couverture possible. Si De Brent la dénonçait devant Voldy, elle dirait qu’elle avait suivi son instinct prouvant que c’était un traître !  D’ailleurs, elle était quasi certaine de ce fait. Beaucoup d’actions avaient foiré ou réussi à moitié, et pas rien qu’à cause de ses activités personnelles, donc…  
De Brent lui rapporta des paquets qu’il la pressa de déballer et de s’en servir dans la salle de bains.
Il n’en fallait pas plus pour qu’elle y fila essayer… un transplanage.
 
*Zut ! Ce salaud a appliqué un destransplano !*
 
Résignée, elle ouvrit les cartons en s’étonnant de leur contenu. Lingerie fine, des… pantalons ??? Elle n’était pas un homme, non mais ! Les chemisiers, et la veste… bof.  Au moins tout était à sa taille. Ce type avait l’œil, indéniablement. Lorsque Miss Blackstorm sortit de sa réclusion, Michael l’attendait, déjà attablé devant un dîner pour deux. Aucun effort de conversation, ouf !
 
*Qu’il se goinfre et s’en étouffe !*
 
Il voulait rester dans le secteur, elle ne pigeait pas pourquoi. Leur mission était terminée, non ? Selon lui pas.  Malgré les fumets alléchants, Alix ne toucha à rien sauf à un verre de vin blanc.  
Le second lit de la suite où elle ne put fermer l’œil lui fut échu. Toutes les issues étaient bouclées et sa baguette avait disparu.  
Quelle affreuse matinée ! Pour une raison inconnue, la plus probable étant celle de se foutre de sa gueule, il lui imposa un transport en commun. L’horreur totale ! Côtoyer tant de moldus dont la plupart puaient… De Brent l’invita ensuite dans un « fast-food » comme il le dit lui-même.
Ces gens étaient vraiment des sauvages ! Ils ne mangeaient donc qu’avec les doigts ?
Devant faire la file, Alix en aurait presque pleuré mais de voir les enfants si heureux avec le jouet découvert dans leur sac l’adoucit beaucoup.  Après tout, s’ils mangeaient ça… De nature curieuse, la jeune femme décida de tenter l’expérience. Avec attention, elle observa l’attitude des autres clients et, sans hésiter, quand ce fut son tour, elle commanda :
 
Un double menu avec coca *Qu’est-ce que c’est, par Merlin ?*  
 
Peu après, elle reçut sa boîte mystérieuse en matière inconnue, un verre en carton avec du liquide et un autre débordant de petites baguettes dorées. Docile, en apparence, elle suivit le mouvement imposé par Michael en portant leur plateau. Dans son dos, il avait commandé pareil.
Une table minuscule, des chaises jugées inconfortables, soupirs. Lui, il s’amusait beaucoup et ouvrit sa boîte. Malgré elle, Alix saliva. Elle avait faim depuis le temps, et ces odeurs d’oignons frits…  
 
Un sursaut la tenta de lui balancer la sauce à la tête tant il faisait exprès – elle en était sûre- de se comporter comme un porc.
 
Vous êtes vraiment obligé d’ouvrir un pareil four et de mastiquer si bruyamment ? … oui, je vais essayer de manger, à deux conditions…
 
Misère, il parlait la bouche pleine !
 
… D’abord cessez vos manières de singe. Je vois ce qui se passe autour, vous êtes quasi le seul à vous comporter ainsi… (Ouf, il déglutit avant d’en rajouter)… deuxièmement, ce ne serait pas mal si vous m’expliquiez les raisons de tout ce cirque…  
 
Il agréa, la priant de déguster chaud. Quand il faut y aller… Tout en l’écoutant, elle débuta d’abord du bout des dents puis de plus en plus goulûment. Finalement, c’était très bon, même délicieux.  Ne laissant aucune miette, elle s’essuya posément les lèvres :
 
… donc, le Lord vous aurait confié que d’autres missions moldues nous attendaient et que vous deviez m’initier à leur mode de vie… excusez-moi, mais je suis sceptique, il m’en aurait parlé ! Il me parle de tout !... SA QUOI  ?
 
Misère, il pensait qu’elle était sa maîtresse ! Elle baissa de deux tons :
 
Je ne suis que sa nièce, rien d’autre… Fi… Fière ?
 
Réfléchissant très vite, elle approuva :
 
Très, en effet, mentit-elle sans ciller en relevant le menton. Si ce que vous me dites est vrai, je suppose que cela peut se vérifier très vite. Rendez-moi ma baguette…
 
Il s’y opposa. Pas ici, pas là, on ne s’en sortirait pas. Sauf que son mal au cœur empirait, et ce n’était pas de la blague. D’ordinaire, elle avait un appétit d’oiseau et se contentait de très peu. Là… L’exagération la contraignit à verdir :
 
… Je… où sont les toilettes… ils en ont, hein ? …non, pas bien du tout…
 
Sitôt l’info reçue, elle s’y rua, lui sur ses talons. Freiné par la porte indiquant « woman » elle put régurgiter à son aise ce repas novateur.   
Bouche rincée, visage rafraîchi, elle ne se sentait pas moins lavette en ouvrant la porte derrière laquelle il siégeait encore.  Son air anxieux l’amusa presque :
 
Vous pensiez que j’allais filer n’est-ce pas ? Si je dois être initiée, autant l’être à fond mais il faudrait y aller plus doucement, s’il vous plait.  
 
Il la soutint jusqu’à ce qui s’appelait pharmacie où il demanda un antiacide. Pendant que le boutiquier cherchait dans ses tiroirs, elle souffla :
 
Si vous l’assommez, je peux me préparer une potion qui…
 
Sourire amusé. Trop tard, le moldu revint avec une boîte que paya Michael avec l’argent étrange entrevu au fast-food.
Un banc, un parc. Puisqu’il semblait persuadé qu’elle irait mieux après… N’empêche qu’elle détailla la notice de long en large avant d’oser avaler la mixture qui s’avéra, ô merveille- efficace rapidement.  Elle reprit couleurs et vie.  
 
… mieux, merci. Quel est le programme ?
 
Des boutiques ? À croire que le plus grand passe-temps des moldus était de faire des achats !  
Marrant, elle y prit plaisir, elle aussi.  Ses choix n’étaient pas souvent des meilleurs selon son guide, mais elle finirait par saisir les nuances. Il lui expliqua aussi les différences entre livre sterling et gallion. Dur !   
Ils rentrèrent à la suite. Là, devant un verre de vin, elle jugea qu’il était temps de le sonder. Ce don, elle le possédait depuis sa naissance. C’était celui qui lui avait permis de survivre à sa grand-mère, à Durmstrang, à son oncle maudit.
 
Michael, dites-moi la vérité. Si vous ne la dites pas, je la lirai en dépit de tous vos efforts et sans baguette… Non, pas fait jusqu’ici, je n’aime pas violer l’esprit des gens. Mais j’ai quelques certitudes quand même… et des doutes…  
 
Il allait résister, elle le pressentait. Plus vive qu’une vipère, elle lui saisit le poignet, pressa le bon endroit et plongea son regard bleu nuit dans les siens si clairs. Un sourire étira ses lèvres fines avant qu’une baffe monumentale ne frappe la joue de l’individu :              
 
ON EST DU MÊME BORD, IDIOT !  Je connais l’ordre du phénix, les Aurors, je communique avec eux sans arrêt. Pourquoi croyez-vous que tant d’opérations foirent, vous pensez être le seul infiltré ? Raté !  
 
Son air sceptique, cette arrogance… Alix détestait ça !  Que pouvait-elle inventer pour qu’il la croie, elle ?    
 
Je… Je vous propose un serment inviolable. Celui qui trahit l’autre meurt, ça vous va ?...  
avatar
Alix Blackstorm
Admin

Messages : 59
Date d'inscription : 09/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Michael De Brent le Lun Oct 14 2013, 10:48

Pourquoi devait-il se comporter comme le dernier des rustres ? Michael ne le savait pas sciemment, mais une envie folle de se payer un peu la tête de cette sorcière coincée dictait ses actes. Pourtant, outre ses manières de singe, qu’elle tança sans arrière-pensée,  ce repas « fast-food » se passa assez bien.
                                            
Ce ne serait pas mal si vous m’expliquiez les raisons de tout ce cirque !
 
Pas de cirque, mais la vie réelle, c’est ce que vous devrez affronter en vivant chez les moldus, le Boss a sa petite idée sur ça !

Elle demeurait unie, sans trouble apparent.
 
Donc, le Lord vous aurait confié que d’autres missions moldues nous attendaient et que vous deviez m’initier à leur mode de vie… excusez-moi, mais je suis sceptique, il m’en aurait parlé ! Il me parle de tout !
 
Il resta avec  sa frite à moitié chemin et la regarda droit aux yeux.
 
Pas de quoi s’étonner, non après tout vous êtes sa…enfin, vous savez !
 
Tiens, elle avait l’air passablement ahurie.
 
SA QUOI  ?
 
Sa voix avait atteint un ton plus aigu et son expression frayait l’outré. Il avait beau savoir de quoi on parlait là, il trouva sa prestation convaincante. Du coup il aurait pu jurer qu’une quelconque filiation avec  le Lord l’incommodait, plus qu’autre chose mais prit son air le plus innocent pour lâcher :
 
Sa maîtresse, non ?...Il est si plein de…
 
Il allait dire déférence, alors que ce n’était que domination pure et simple.
 
Je ne suis que sa nièce, rien d’autre !
 
Rien que ça !?...Vous devez en être très fière…vous êtes de la famille !
 
Fi… Fière ? Très, en effet. Si ce que vous me dites est vrai, je suppose que cela peut se vérifier très vite. Rendez-moi ma baguette…
 
La belle menteuse ! Sa bouche s’était pincée une seconde avant de débiter son petit laïus et son regard était devenu glacial.
 
Jamais de la vie, vous n’avez pas assez de maitrise en ce monde pour aller par là avec une baguette et envie de vous en servir…Bon sang, vous êtes légèrement verte…ça va ?
 
Non, ça n’allait pas bien du tout.  Ce genre de repas moldu seyait apparemment très mal à cette miss si délicate. Pour si jamais, il se crut obligé de la suivre jusqu’aux toilettes et attendre qu’elle en sorte, pâle comme un linceul.
 
Diables…vous avez l’air mal en point !
 
Vous pensiez que j’allais filer n’est-ce pas ? Si je dois être initiée, autant l’être à fond mais il faudrait y aller plus doucement, s’il vous plait.

Non, pas exactement, j’ai eu peur que vous vous noyiez dans la cuvette…Venez, on va chercher quelque chose pour vous retaper !
 
Un peu plus tard, il lui faisait avaler un antiacide et elle retrouva ses couleurs.
 
Ça va ? 
 
Mieux, merci. Quel est le programme ?
 
Il sourit et prit le temps pour allumer une cigarette.
 
Shopping ! Vous ne pouvez définitivement pas aller par-là fagotée à la mode sorcière…
 
Elle était presque émouvante  avec ses yeux grands ouverts et son regard surpris. Malgré son air habituellement dur, il subsistait chez elle une certaine candeur, une innocence non feinte qu’il pouvait deviner dès qu’elle baissait un peu la garde.
 
Regardez autour de vous…jugez…ça vous aidera dans vos choix…Serai pas loin de toute façon !

Alix s’ahurit du taux de change gallions-livres en découvrant qu’elle était, selon le mode moldu, une femme très riche.
 
Faudra en tirer bon parti…mais pour le moment on s’occupe de votre mise…Un peu d’imagination voyons…vous êtes une jolie femme…quel besoin de vous nipper de la sorte…Mettez plutôt ça et voyez la différence…

Et si elle ne la voyait pas, lui, oui !
 
De retour à l’hôtel, la miss le prit absolument de court quand,  au lieu de déguster le vin, commandé expressément  pour relâcher un peu les tensions du jour, elle le fixa avec une intensité presque gênante, en disant :
 
Michael, dites-moi la vérité. Si vous ne la dites pas, je la lirai en dépit de tous vos efforts et sans baguette…
 
Il se replia rapidement derrière sa façade la plus rogue.
 
Vraiment !? Et si c’est ainsi qui me dit que vous ne l’avez pas déjà fait ?
 
Sans perdre contenance, elle assura, presque avec douceur ne pas aimer violer l’esprit des gens.
 
Tant mieux pour vous, je n’aime pas être scanné si impunément.  
 
Mais j’ai quelques certitudes quand même… et des doutes…  
 
Votre problème !
 
Sa réaction le décontenança. Avec une vivacité insoupçonnée, la miss  s’emparait de son poignet et le pressa. Michael se sentit flancher face à ce pouvoir inattendu et encore plus après la baffe d’anthologie dont elle l’octroya en débitant des aveux remuants :
 
ON EST DU MÊME BORD, IDIOT !  Je connais l’ordre du phénix, les Aurors, je communique avec eux sans arrêt. Pourquoi croyez-vous que tant d’opérations foirent, vous pensez être le seul infiltré ? Raté !  
 
*Merde…sales draps !*
 
Se reprenant il la toisa, narquois.
 
Jolie démonstration ! Vous voulez quoi, des aveux complets ! Vous pouvez commencer à courir…je n’ai rien à dire…ni à partager.  Soyez plutôt heureuse que je n’en ai pas touché mot à votre Tonton…après tout, je veux prendre du galon…c’est pas vous qui allez me gâcher la satisfaction.
 
Pourquoi avait-il la certitude qu’elle ne mentait pas ? Quoiqu’il en soit, le moment n’était pas venu pour faire des alliances hasardeuses et risquer de ficher en l’air une planification si soigneuse. Mais Miss Blackstorm était décidée à le surprendre, ce jour-là :
 
Je… Je vous propose un serment inviolable. Celui qui trahit l’autre meurt, ça vous va ?
 
Pendant un instant, ils se regardèrent en chiens de faïence cherchant à se sonder. Elle était forte, lui absolument têtu mais envers et contre tout, même si difficile d’admettre ils semblaient viser le même but.
 
Intéressante idée. Pourquoi pas après tout ?...Et avez-vous pensé, ma chère, qui s’en chargerait, de votre petite cérémonie ? Parce qu’il faut bien un tiers, non ?...Non, imaginez-vous, ce serait ma première fois…
 
Elle connaissait la personne précise, mais bien sûr, se garda bien de dire son nom.
 
*Perd pas son temps, est organisée, a la tête à sa place…le reste aussi, ce serait une alliée parfaite !*
 
Je pourrais accepter…mais il me faut une certaine garantie…Je vous connais à peine et vous êtes Sa nièce…pardon, mais ça et avancer dans des sables mouvants, revient au même…La seule façon dont je me sentirais, à peu près sûr, serait vous garder à l’œil tout le temps…

L’idée ne sembla pas la rendre folle de joie et demanda un éclaircissement.
 
Pas malin, pourtant…nous avons une longue mission devant nous…ce sera de longue haleine et vous avez besoin d’un entraînement à fond…venez vivre avec moi !

Si la force d’un simple regard tuait, Michael serait sans doute tombé raide mort aux pieds de la miss, mais il prit sur lui de soutenir l’éclat fulminant.
 
Ce n’est pas une proposition malhonnête…Ah bon, ma réputation ?...Vous croyez tout ce qu’on vous raconte ?...Enfin oui, il y a quelque chose de vrai mais faut pas exagérer…je vous promets de rester vertueux et exemplaire…le cottage a bien plus d’une chambre, croyez-moi…je n’y vis qu’avec mon elfe et mon chat…Oui, mon chat…un gros chat…Ça devrait vous plaire…Le Kent, belle campagne, la mer pas loin…C’est paisible et loin de tout…

Alix avait ses gros doutes. De très gros doutes. Il était conscient de ne pas être l’homme le plus fiable du coin mais tant qu’á faire, pacte est pacte. Elle lui demandait de se laisser lier par un Inviolable, lui de déménager à La Tanière …
 
En plus, suis sûr que Tonton, qui nous aime tant tous les deux, sera positivement ravi s’il pense que…Non, Alix…si je voulais vous séduire, je vous assure, ça irait autrement…mais le Lord adorerait l’idée :  Blackstorm- De Brent…des échantillons choisis des meilleures familles pur-sang qui restent…Vous voulez le blouser et moi, je le veux hors de mon chemin…Pensez-y ! On pourrait sortir dîner, ce soir…ça vous mettrait en ambiance, je vous promets que ce ne sera pas du fast-food.

Il tint parole et elle l’éblouit dans son fourreau de soie sauvage de la même couleur de ses yeux. Singulière situation, mélange de dîner d’affaires et  partie de charme. Alix, très en beauté, attirait les regards, il se sentit aussi bêtement fier que Pygmalion avec son œuvre, sans pouvoir rester indifférent à sa grâce hautaine. Cette femme à facettes l’intriguait, l’attirait, même s’il s’efforçait pour rester pragmatique.
 
Au dessert, un sublime Mousse au Chocolat, il abdiqua, enlaçant soudain ses doigts sur la table, il la regarda droit aux yeux.
 
C’est bon, j’accepte et que le diable m’emporte si j’ai tout faux !
avatar
Michael De Brent

Messages : 76
Date d'inscription : 08/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Alix Blackstorm le Mer Oct 16 2013, 19:57

Les arguments débités par De Brent sur la nécessité de lui faire connaître le monde moldu se tenaient. Mais maintenant, grâce à son don, elle savait tout ce qu’elle désirait savoir. Quels étaient les intérêts servis, ça elle n’avait pas eu le temps de le lire en lui. Quels qu’ils soient, les méthodes employées pour y parvenir lui paraissaient … extrêmes.
Au moins il ne refusait pas le serment inviolable sauf qu’il émettait des conditions :
 
…Je vous connais à peine et vous êtes Sa nièce…pardon, mais ça et avancer sur des sables mouvants, revient au même…La seule façon dont je me sentirais, à peu près sûr, serait vous garder à l’œil tout le temps… 
 
Que cela signifie-t-il au juste ?
 
…venez vivre avec moi !
 
Ses haut-le-cœur faillirent la reprendre, elle était ulcérée :
 
Vous n’êtes pas bien dans votre tête ? Comment osez-vous supposer un instant que je vais me… commettre avec un individu de votre genre ?  
 
Il semblait se marrer, dit que la rumeur était exagérée, qu’il ne vivait qu’avec son elfe et son… gros chat.   
 
… Ça devrait vous plaire…Le Kent, belle campagne, la mer pas loin…C’est paisible et loin de tout…
 
Puis il se montra presque doucereux, assurant que c’était un bon plan que de convaincre Voldemort de leur alliance plus… intime :
 
Ça ne marchera jamais, mon oncle me connait…  
 
Il tenait à ce dîner en sa compagnie. Alix détestait être un point de mire. Pourquoi tant d’hommes la dévisageaient-ils ainsi ?  La robe, si on peut appeler ainsi ce tube moulant, révélait certains attributs. Mortifiée, Miss Blackstorm eut l’impression d’être dénudée à chaque pas dans la salle du restaurant chic. Question gastronomie, pas à dire, De Brent s’y connaissait. Ils parlèrent très discrètement de leurs petites combines. Elle ne résistait pas à la mousse au chocolat qu’elle dégustait à petites cuillères gourmandes quand un geste d’une audace incroyable la raidit :
 
*Pourquoi fait-il ça ?*
 
Troublant enlacement, comme si du courant passait. En fait, il donnait sa reddition :
 
C’est bon, j’accepte et que le diable m’emporte si j’ai tout faux !
 
Elle ne lâcha pas ses doigts, le regardant en face :
 
Donnant-donnant ! Vous gardez un œil sur moi, j’en ferai autant !...  Je crois que vous ne verrez aucun inconvénient à ce que notre maître de cérémonie soit… Justin Davenport. Vous avez confiance en lui, non ? Eh bien moi aussi, même si je ne le connais pas personnellement.
 
Il le contacta rapidement, et Davenport promit d’accomplir cet acte le lendemain soir.
 
Dans a brume grisâtre, un cottage isolé du Kent. Fallait croire que De Brent avait besoin d’intimité…  
Dès qu’il poussa la porte une petite elfe apparut :
 
Monsieur Michael, Bikita est si contente… mais… oh ! Une… Une invitée ?  
 
Peut-on voir toutes les couleurs de l’arc-en-ciel se refléter sur un visage en quelques secondes ? En tout cas, ladite Bikita sembla finalement… enchantée. Elle fila préparer une chambre.
 
*Apparemment pas de défilé ici… Il commet ses frasques ailleurs…*  
 
L’instant suivant fut un grand moment, dans tous les sens du terme. Le chat domestique était… un cougouar ! De ses pattes puissantes, il la reversa sans crier gare, s’affalant sur elle qui vit sa dernière heure venue. Mais, au lieu des crocs redoutés sur sa gorge, se fut une grosse langue râpeuse qu’elle sentit avec un… plaisir grandissant.  N’empêche qu’elle n’osa pas bouger d’un cil.  Par bonheur, Michael rappela son « Apache » et aida Alix à se remettre debout. Si le chat n’avait pas encore été présent, sûr qu’il se serait pris une baffe pour tant de frayeur !  
 
Si Bikita est efficace, ma chambre doit être prête, je m’y change !  
 
Son installation était agréable, voire… chaleureuse. Elle revêtit une tenue passe-partout puis descendit rejoindre Michael qui devait avoir mis au point des choses avec sa domestique.
D’abord tour du propriétaire pour se familiariser avec les lieux.            
avatar
Alix Blackstorm
Admin

Messages : 59
Date d'inscription : 09/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Michael De Brent le Mer Oct 16 2013, 22:16

Cette femme avait le don de l’intriguer mais aussi, à son grand dam, de le troubler, alors qu’il se devait de garder tous ses sens en alerte et la tête claire.  Le contact de ses doigts fins toujours enlacés aux siens, lui faisait un effet inattendu : plaisir, tant et si bien que Michael faillit rater ses paroles :
 
Donnant-donnant ! Vous gardez un œil sur moi, j’en ferai autant !
 
Cette acceptation de ses termes lui sembla peut-être un peu rapide et irréfléchie mais la miss n’en avait pas fini, avec les surprises.
 
Je crois que vous ne verrez aucun inconvénient à ce que notre maître de cérémonie soit… Justin Davenport. Vous avez confiance en lui, non ? Eh bien moi aussi, même si je ne le connais pas personnellement.
 
*Bon sang…comment sait-elle ça ? À moins que... ? Mais non, c’est impossible…*
 
Impossible ou pas, le fait demeurait. Il finirait bien par avoir le fin mot  de cette histoire mais pour le moment,  sortant son portable, passa un coup de fil à Justin. Court, concis et sans explications, se doutant bien que l’Auror passerait les prochaines heures à se poser toute sorte de questions. Autant que lui !
 
Ce sera pour demain soir, informa-t’il Alix, en attendant nous pourrions finir notre soirée dans un night-club mais je pense que pour vous c’est assez de moldus pour une seule fois, il est plutôt temps d’y aller !

Bikita leur réserva un accueil enthousiaste quoique pas autant que celui d’Apache qui bondit sur miss Blackstorm, la plaquant à terre pour la lécher comme un chien content. Un comportement peu commun chez elle, plutôt suspicieuse avec les étrangers, surtout s’il s’agissait d’une femme.
 
Ça suffit, ma belle, tu vas effrayer notre invitée…excusez la, Alix, Apache peut être très effusive à ses heures…mais n’ayez crainte, elle est aussi douce qu’un chaton…Venez !
 
Il la relava en ignorant l’éclat étincelant de ses merveilleux yeux bleu de nuit. Apache lui avait fichu la trouille, pas de doute, mais elle n’en démontra rien, au contraire, elle exprima le désir de gagner sa chambre. En bon hôte, Michael l’y conduisit, la laissant s’installer à son aise. Comme d’habitude, Bikita avait été d’une efficience parfaite, et leurs bagages, ramenés du Savoy, avaient été défaits et rangés sans délai. Miss Blackstorm n’aurait aucun motif de plainte, il était en mesure de lui offrir tout le confort souhaitable, harmonisé avec luxe de bon ton.
 
Bikita ne tarda rien à se pointer, visiblement nerveuse mais sûre de s’être bien acquittée de ses taches.
 
L’amie de Monsieur est installée…mais Bikita ne savait rien à ce sujet…Bikita pas prête…tant à faire !

Surtout t’affole pas. Miss Blackstorm est une invitée, pas exactement ce que tu entends comme mon amie, donc…ne me dis pas que tu manques de recours tout à coup. On va pas faire la fête, suffira de faire comme toujours. Elle est ici pour apprendre à être moldue alors…tu vois le genre !
 
L’elfe roula des yeux, soupira, secoua la tête et prit congé en faisant des commentaires sous cape. En rigolant, Michael se servit à boire et se laissa aller en toute joie de cœur dans le divan, face au feu. Alix ne tarda pas à le rejoindre, elle avait troqué son délicieux fourreau par une tenue confortable et peu glamoureuse.
 
*Elle se verrait bien dans un sac de patates mais à croire qu’elle n’en a pas la moindre idée !*
 
Il s’était poliment levé à son entrée, pas question d’être jugé comme un goujat quelconque, et lui offrit à boire, ce qu’elle accepta.
Le tour du propriétaire était, somme toute, le mieux à faire. Il était plutôt fier de son installation qui ne manquait pas de charme. C’était un intérieur nettement masculin, mais qu’y pouvait-il ? Très peu de femmes avaient mis les pieds au cottage et aucune n’avait gagné le droit de faire tant soit un commentaire et encore moins d’apporter la moindre touche féminine. Bikita égayait l’endroit avec ses créations florales et une bonne odeur à encaustique.
Alix parcourut les lieux, jaugeant d’un œil sceptique, s’attendant sans doute, vu sa réputation de coureur notoire, à voir jaillir une femme nue de n’importe où. Ce qui bien entendu, n’arriva pas. La bibliothèque l’intéressa beaucoup, la collection d’armes anciennes retint son attention, les bronzes birmans, des chevaux la plupart, lui plurent autant que les statuettes de jade chinoises mais ce qui sembla la surprendre plus que tout, fut la cuisine. Il y avait de quoi.  On ne s’attendait pas à trouver  là pareil déploiement de fonctionnalité, si bien aménagée, équipée de tous les électro-ménagers conçus jusqu’à la date, avec des surfaces de travail à faire rêver.
 
Sais pas cuire un œuf…au plus faire du café et griller des tartines, Bikita par contre, depuis qu’elle regarde les émissions à la TV, est devenue une vraie perle…et vous, vous vous y connaissez ? 
 
À en juger par son regard quasi outré faudrait déduire que non. Retour face au feu, conversation sans transcendance avant de partir chacun prendre ses quartiers pour la nuit. Michael mit un temps fou à s’endormir, trop pris à ses élucubrations sur son invitée.
 
*Que veut-elle à la fin ?...Soit, elle ne l’adore pas, son tonton…On hérite n’importe quoi comme famille, c’est un fait…t’es pas le seul, dirait-on…Enfin, si ça foire on ira ensemble en enfer…et si pas ?*

La fin de leurs déboires était encore loin, mais, pour une raison qui lui échappait encore, l’idée d’avoir une pareille alliée finit par le faire s’endormir avec un sourire aux lèvres.
Il ouvrit l’œil de bonne heure, mais contrairement aux habituels et appétissant effluves de café, pancakes, œufs brouillés et bacon grillé qui égayaient ses réveils à La Tanière, lui parvint une odeur à cramé qui ne disait rien de bon. Levé d’un bond, Michael se pointa dans sa merveilleuse cuisine, pieds nus et  en nouant sa robe de chambre et resta bouche-bée devant la dévastation régnante, les couinements de Bikita et l’air mitigé de Miss Blackstorm échevelée, avec de la farine sur le nez.
 
Que diables… ?
 
Miss Alix a voulu apprendre…Bikita a voulu enseigner sans magie…Miss Alix pas douée…Tout brûlé…tout fichu !
 
Il se passa la main dans les cheveux, aussi désolé qu’elles.
 
Oui, je comprends, c’est si nouveau pour vous…pas de souci…dois bien me réveiller…ai besoin d ‘un café et d’une clope…on verra ça après… Venez, Alix…Bikita s’en charge…faites pas cette tête…attendez, il lui passa  un doigt sur le nez, juste de la farine…Ne vous tracassez pas, beaucoup de moldues que je connais ne savent  s’y prendre mieux que vous…Si vous êtes belle et riche, on vous pardonnera tout…et vous êtes les deux choses…mais si vous voulez apprendre…Bikita vous aidera…OÙ EST MON CAFÉ ?...

Qu’elle pense ce qu’elle voudrait ! Sans café, son jour ne démarrait pas. Cela alla mieux après la deuxième tasse et la troisième cigarette. La miss l’observait du coin de l’œil, se demandant, sans doute, avec quelle obscure entité humaine elle avait affaire. Après le petit déjeuner, il disparut se rendre présentable et reparut, frais comme un gardon, sans trace de l’ogre avec addiction à la caféine et le tabac.
 
Pour le moment, Tonton semble prêt à nous lâcher les basques, en attendant ce soir, ça vous dirait de faire un tour par-là ?...En voiture, s’entend…ce sera une bonne façon de commencer à vous familiariser un peu plus avec le milieu moldu…
 
Expression contrite frayant l’horrifié.
 
Jamais montée dans une voiture… Ça promet !...Détendez- vous, je suis bon conducteur !
 
La pauvre n’avait pas l’air plus rassurée pour autant. En fait, elle semblait plutôt proche à la panique, mais suivit docilement ses indications, ce qui ne l’empêcha pas de fermer les yeux, serrer les dents et s’accrocher à son siège dès que la Range Rover démarra.  Il eut le bon cœur d’y aller doucement, ne pas emprunter des routes avec trop de circulation, préférant s’engager sur des chemins secondaires avec l’espoir que la beauté bucolique du paysage parviendrait à la calmer.
 
Parlez-moi de vous, Alix…Il semblerait qu’on est voués à rester ensemble un certain temps, autant mieux se connaître, non ?

Mais elle n’avait pas trop envie de parler et lui renvoya poliment la balle. Faute de mieux, il livra une ébauche assez succincte de sa vie, sans entrer en détails. En tout cas, ça l’intéressa assez comme pour l’aider à se détendre un brin. Ce ne fut pas une longue promenade. Compréhensif, il la ramena à La Tanière, une fois-là, elle fila s’enfermer à la bibliothèque et lui dans son bureau.
Il essaya de joindre Justin mais tomba sur sa boîte vocale. Il faudrait attendre le soir pour lui donner, vite fait, des explications. La situation était singulière mais il espérait que Davenport capterait au quart de tour.
 
*Ouais…dès qu’il saura que la miss est la nièce du Grand Méchant… il risque de me faire la peau sans hésitation !*

Ils se retrouvèrent pour le déjeuner. Alix consentit à parler un peu sur elle se montrant aussi chiche en détails que lui. Diplomatique façon d’établir les limites de leur relation.  Ils seraient associés dans un pacte étrange pour parvenir chacun à ses fins. Tout autre chose n’entrait pas en cause. Michael se le tint pour dit, ça l’accommodait parfaitement.
 
Justin arriva pile à l’heure convenue, aussi sceptique et suspicieux que possible…
avatar
Michael De Brent

Messages : 76
Date d'inscription : 08/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Alix Blackstorm le Ven Oct 18 2013, 11:12

C’était… déconcertant. D’ordinaire, Alix maîtrisait tout. La situation ne lui échappait pas complètement car elle savait maintenant de quel bord était De Brent. Le convaincre de sa bonne foi à elle ne serait facile. Déjà qu’en gamin il s’amusait comme un fou à ses dépens ! Qui diable était-il, pour qui se prenait-il pour oser se foutre de sa gueule à ce point ? Rirait bien qui rirait le dernier.  
En tout cas, elle, elle dégusta !  
Le tour du propriétaire fut intéressant, informatif. Ce gars aimait voyager et collectionner les antiquités… matérielles. Vu sa réputation, il ne visait jamais les charnelles.  Au moins, il lui ficha une paix royale durant la nuit paré, apparemment, à subir le serment inviolable.  
Puisque l’on désirait qu’elle s’investisse à fond… Alix réfléchit beaucoup durant cette nuit infernale à sasser et ressasser un tas de trucs.
 
*Tu encours un risque énorme, ce type est instable… Davenport est le meilleur choix, quoique… Il ne m’a toujours pas rendu ma baguette, zut !... Bon, demain j’apprends à cuisiner… *
 
Bikita appelée se montra sans doute une éducatrice compétente mais, même si Alix pensait que ses dons en potions suffiraient, elle rata le coche.  Manipuler des taques électriques, euh… L’odeur de cramé dérangea le maître de céans qui se montra pire que Rogue en réclamant café et clopes.
L’elfe s’activa, Alix se sentit lamentable. Certes, il eut la délicatesse de lui enlever la farine qu’elle n’avait pas conscience d’avoir sur le nez, mais…
 
* Cet homme est un drogué…*
 
…en attendant ce soir, ça vous dirait de faire un tour par-là ?...En voiture, s’entend…ce sera une bonne façon de commencer à vous familiariser un peu plus avec le milieu moldu…
 
Voi… Voiture ?
 
 Eh ¨m***e ! Voilà qu’il récidivait ses expériences idiotes ! Celle-là fut terriblement éprouvante.
Mal au cœur, panique, elle eut beau serrer les dents, osant à peine ouvrir les paupières parfois, elle se sentit tellement à bout qu’à peine rentrés elle alla s’enfermer dans le seul endroit fascinant : la bibliothèque. Incroyable cet endroit ! Tant de livres inédits sous ses yeux… Des auteurs inconnus, tous moldus, dispensaient tant de choses incroyables.  
De temps à autre, elle fut distraite de ses lectures par des souvenirs des paroles de Michael sur son passé. Il ne l’avait pas eu facile… Sang pur destiné à être Mangemort… Rebelle persécuté… Héritier involontaire… C’est fou ce qu’ils se ressemblaient dans un sens…  
Elle concéda d’abandonner ses lectures pour déjeuner en sa compagnie pendant lequel Alix concéda quelques confessions succinctes :
 
Mes parents sont morts trop tôt… Ma grand-mère m’a élevée sans jamais m’aimer. Elle m’a quand même légué sa fortune à son départ en enfer…  
 
L’heure cruciale approchait. Elle devinait Davenport et Michael en discussion tandis qu’elle se plongeait avec passion dans des récits historiques médiévaux qui contrecarraient tout ce qu’elle croyait connaître.
Le moment vint. Présentations courtes et très mitigées.
 
*Pas l’air à l’aise du tout, ce type…*
 
Un doute l’effleura, elle ne put résister à l’émettre :
 
Mr. Davenport, la requête est d’importance. Si vous ne vous sentez pas de taille…

Oups, mieux fait de la boucler.  De Brent et elle obéirent aux injonctions.
À genoux, face à face, ils unirent leurs mains droites. La baguette de Justin les toucha tandis que les termes du contrat s’énonçaient. Ça lui sembla un peu étrange, pas dans les termes spécifiés mais elle répondit positivement et lui aussi. Des langues de feu s’enroulèrent autour de leurs mains, les liant à ne jamais se trahir quelques soient les circonstances.  
Dès le cercle brûlant arrêté, Alix renâcla :
 
Vous deviez dire « jusqu’à la fin du règne du Lord des ténèbres »
 
Les copains s’accordèrent sur un vice de forme imprévu. Des verres se servirent.  Puis Davenport partit vite, les laissant mariner dans leur frais jus.  
 
Tant qu’à faire, l’accro de la nicotine, passez m’en une !
 
Elle faillit s’étouffer à la première bouffée mais était remontée :
 
Qu’est-ce que c’est que ce truc tordu ? Il ne devait pas dire ça !... (toux)… Rendez-moi ma baguette maintenant !... Parce que je dois contacter… quelqu’un…
 
Il se marrait… à moitié mais la lui accorda. Elle s’en empara immédiatement et appela son patronus…
avatar
Alix Blackstorm
Admin

Messages : 59
Date d'inscription : 09/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Michael De Brent le Lun Oct 21 2013, 12:07

L’Auror Davenport n’était pas spécialement ravi de sa décision, on pouvait s’y attendre.
 
Michael, es-tu certain de ce que tu fabriques ? Cette  femme est…
 
Je sais bien ce qu’elle est, mais ça ira…t’en fais pas !
 
Pas très convaincant ! Justin détenait ses informations de bonne source, ce qui n’étonna pas Michael, son ami avait toujours été un homme plein de recours.  Il était même mêlé avec le B.I.C qui l’avait mis sous surveillance.
 
Ah bon ? Ben, t’as pas à te plaindre, s’ils t’ont envoyé Forrester… Mais enfin, on passe à plus sérieux, tu sais ce qui te reste à faire. Pas bien compliqué…tu nous lies, Blackstorm et moi avec un Inviolable, comme quoi on ne pourra pas se trahir l’un l’autre…disons que c’est pour ne pas courir de risques…Apparemment on veut tous deux la même chose…mais par les temps qui courent, autant s’assurer…En fait, c’est son idée, pas la mienne !
 

La cérémonie fut brève, concluante mais apparemment pas exactement comme elle s'y était attendue.
 
Vous deviez dire « jusqu’à la fin du règne du Lord des ténèbres » , protesta Alix, énervée.
 
C’était quand même un sacré petit détail, sans lequel, le résultat était un peu, assez, pas mal différent au prévu initialement.
 
N’empêche que tout est bon, non ? Vous ne pouvez plus vous trahir !, se défendit Justin, pressé d’en finir et s’en aller.
 
*Ouais…s’il se trouve, suis lié à cette femme à jamais…m’enfin, doit avoir pire !*
 
Un dernier whisky enfilé à la va vite, il raccompagna son ami à la porte.
 
T’as pas bonne mine, Justin, ça va ?
 
Ça ira mais toi, jure-moi que tu feras gaffe à ta peau.
 
T’en fais pas pour ça…je m’arrange bien ! Et te bile pas pour le B.I.C, ils t’ont envoyé un agent très fiable.
 
Aucun souci, elle est très efficiente.
 
De ça, pas de doute…en plus de sacrement bien roulée !
 
Ouais, belle aussi… t’inquiète, pas de risque !
 
Michael hocha la tête en souriant, il suffisait de voir la tête de son copain pour deviner que ce « pas de risque » n’entrait plus en cause.
 
Merci pour tout, mon pote…on se revoit…par-là !
 
Alix l’attendait, usant le tapis, face au feu. Il sortit ses cigarettes et allait en prendre une quand elle le surprit avec une singulière requête :
 
Tant qu’à faire, l’accro de la nicotine, passez m’en une !
 
Comme vous voudrez…voua avez déjà fumé…avant ?
 
La voir presque s’étouffer suffit comme réponse, mais elle avait l’air très énervée.
 
Qu’est-ce que c’est que ce truc tordu ? Il ne devait pas dire ça !
 
Il faillit lui donner des petites claques au dos pour l’aider avec la toux mais préféra s’en abstenir.
 
Rendez-moi ma baguette maintenant !
 
Pourquoi faire ? Vous pensez aller quelque part ?
 
Parce que je dois contacter… quelqu’un…

 
*Son petit ami ?...Elle en a un, sans doute… et puis quoi ? Ce sont pas tes oignons…tant que ça ne dérange pas le boulot…*
 
Une fois sa baguette en main, la miss invoqua son patronus . Une superbe panthère des neiges argentée fit aussitôt acte de présence. Miss Blackstorm énonça son message, sans en faire un secret et Michael fut très surpris en entendant le nom du destinataire.
 
*Lord Cavendish ?...Dis donc…pas du n’importe quoi ! Elle me sortira quoi, la prochaine fois ?*
 
Alors, tout va bien pour vous ? On rassure les alliés ?...Oui, mieux les tenir au courant, on devrait passer ça aux nouvelles du soir… ça vous dit quelque chose, le mot secret ? Plus que secret ? Ultra secret ?...Que vous le sachiez ne me tracasse pas…vous m’êtes redevable de loyauté absolue, donc…mais racontez ça un peu partout et ça donne quoi à votre avis ?
 
Elle le fusilla d’un regard ombrageux qui ne lui fit pas l’effet désiré, maintenant c’était lui, le remonté. Il alla servir à boire et lui tendit un verre outrageusement rempli.
 
Buvons ! Et ne me dites pas que vous ne tenez pas l’alcool…Oui, je veux me soûler, ça vous pose un problème ? Je viens de lier ma destinée à la vôtre…on doit célébrer ça, non ?...Ah, vois avez lié la vôtre à la mienne aussi…Ça revient du tout au même, non ?...Faites pas de chichis…au fait, puisqu’on est tous les deux dans la même galère, je pense qu’on devrait se tutoyer…Ça ferait plus normal, non ?
 

Elle ne se priva pas de donner son avis sur sa façon, à son avis, assez erratique de prendre les événements, déjà trop sérieux comme pour encore les emmêler avec des suspicions sans raison d’être.  En peu de mots, elle le rabroua comme à un gamin idiot qui voit des monstres sous son lit.
 
Ok, c’est bon…admettons que Cavendish ne soit pas une grande gueule…ah ? Digne de toute ta confiance ? Super…euh, non…rien à redire, c’est un type d’intégrité prouvée… Amen !
 
Enième Pur-Feu  au gosier. Pour alors ses tracas se perdaient un peu dans une agréable brume. Alix semblait plus détendue, ou c’était peut-être juste une impression, mais ça lui plaisait, qu’elle n’ait plus l’air si pincée. Et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes quand soudain la brûlure de la Marque le ramena brutalement à la réalité. Lâchant un juron sourd, il ramena son bras contre la poitrine.
 
Merde...Il veut nous voir…
 
Sans demander son avis, Alix lui envoya un sortilège dessoulant qui le remit d’aplomb. Pas question de se présenter face au Boss  en poivrot hilare. Prenant l’affaire en main, elle décida aussi qu’ils devaient se changer.
 
Ouais…ça ferait tâche !
, grommela t’il en se retrouvant vêtu de robe et cape noires, comme tout Mangemort respectable, tu mènes le trasplanage…euh…ton sort est pas mal…mais j’ai encore les idées un peu de travers…oh, s’il ne tenait qu’à moi…on irait à Cancun…c’est mieux que les catacombes de Tonton !
 

Elle lui tapa dessus avec sa baguette, mais pour une raison quelconque n’avait pas l’air du tout fâchée. Il s’accrocha à son bras et un instant plus tard, ils se retrouvaient dans un de ces lieux dont le Lord avait prédilection. Lugubre, éclairé de torches, où tout le monde évoluait en un silence consterné, à demi figé de crainte, en attente de Merlin sait quel éclat inattendu.
 
*Génial…c’est ça…jouons avec la terreur…on nous sort de chez nous à des heures impossibles et…*
 
Un coup de coude bien placé de sa compagne lui signifia d’arrêter de penser des bêtises et de fermer son esprit. Il perçut son ordre aussi clairement que si elle lui avait parlé de vive voix et obtempéra, juste à temps, le Lord, flanqué de ses plus proches fidèles, venait de faire son entrée.
Sans grandes circonvolutions,  Voldemort  fit un bilan serré des dernières missions.  La leur n’était pas passée inaperçue, sans doute parce qu’elle n’avait pas connu l’éclat espéré mais curieusement, IL ne s’étendit pas sur le thème, au grand dam de ceux qui attendaient une petite session de représailles, au lieu de cela, le Lord s’approcha d’Alix, qui tout à coup accrocha sa main.
 
Ma chère, très chère, me voilà surpris en apprenant que tu as changé de domicile. Serait-ce possible que tu ais enfin  fait ton choix ?
 

Ce disant, il fixa Michael de son regard rouge avec une intensité gênante. Ce dernier demeura de marbre, comme il se doit en ces situations mais ne lâcha pas la main de la jeune femme.
 
J’approuve ce choix…Cette consolidation d’alliances, cette union de Sangs Purs...
 
Blablabla…En peu de mots, comme prévu,  il était ravi…Après son discours, quelques menaces voilées,  et une quasi bénédiction parentale, le Maître passa à donner ses ordres pour la suite de sa mission de conquête et soumission. Ordres qui n’étaient pas des moindres…
 
Michael avait mal à la tête de tant réprimer ses pensées. À peine de retour à La Tanière, il éclata.
 
Saboter la conférence des Huit ?...IL a perdu la tête ! Une chose c’est foutre  la pagaille dans le monde sorcier, on a déjà assez de mal comme ça…mais si les Moldus se voient mêlés…ce sera un massacre…Non, Alix…ILS vont nous massacrer…Ils sont du genre « agir d’abord, demander après »…Bon sang, c’est pour ça que je suis là !...Non, je ne suis pas un héros spontané surgi du néant, je suis un soldat entraîné pour venir à bout de cette menace…Oui, ma chère, t’es informée mais pas tant que ça…
 

Il se rendit compte d’être en train de broyer sa main, qu’il n’avait toujours pas lâchée. D’un geste, sans doute inattendu, il la porta à ses lèvres, frôlant lentement les doigts meurtris.
 
Désolé…voulais pas te faire du mal…Oui, je suis effrayé, autant que toi…On est un peu en choc…demain ça ira mieux…Tu as tes contacts, moi, les miens…On fera tout le possible…C’est pas pour demain…Oui, il a bien vu son coup…Il doit regarder la TV, mine de rien…T’en fais pas…À partir de demain, commence vraiment ton instruction moldue…Pire encore ?, il lui flatta doucement la joue, oh oui…en fait…tu n’as rien vu encore…
 
Pourquoi devait ’il l’embrasser ? Soit, c’était  spontané, sans préméditation…
avatar
Michael De Brent

Messages : 76
Date d'inscription : 08/09/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: No way out

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 3 1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum